Loi sur la gestion des psychotropes : satisfecit du SNAPO - Le Jeune Indépendant
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Nationale

Loi sur la gestion des psychotropes : satisfecit du SNAPO

Loi sur la gestion des psychotropes : satisfecit du SNAPO

Le Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO) a exprimé sa satisfaction suite à l’adoption, par le Conseil des ministres, du projet de loi relatif à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes.

Ledit projet garantit, en effet, la protection des pharmaciens, la publication de la liste des produits psychotropes dans une liste locale ainsi que l’instauration de mécanismes numériques pour une meilleure gestion des psychotropes.

Le président du Syndicat national des pharmaciens d’officine, Messaoud Belambri, a salué la décision du Conseil des ministres, relative à l’adoption de ce projet de loi, notamment dans son volet relatif à la nécessité de garantir « une protection particulière aux pharmaciens ».

Contacté par le Jeune Indépendant, M. Belambri a estimé que cette décision est survenue après des mois, voire plusieurs années, de discussions et de concertations avec les parties prenantes.

Il a évoqué, avec satisfaction, les trois principales nouveautés dans ledit projet de loi modifiant et complétant la loi n° 04-18 du 25 décembre 2004.  M. Belambri a cité en premier lieu la classification officielle et la publication de la liste des produits psychotropes dans une liste locale.

Il a évoqué, dans ce sens, les médicaments antidouleur à risque avéré d’abus de pharmacodépendance et de leur usage détourné, telles que le Tramadol et Prégabaline, qui seront ainsi inscrits dans la liste locale des psychotropes.

Il a, à ce propos, expliqué qu’il y aura possibilité de procéder à une classification nationale, comme il a déjà été annoncé par le ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Selon lui, l’ancienne loi a classé ces produits psychotropes, stupéfiants et les plantes psychotropes selon une liste internationale. Il n’y avait pas de possibilité d’ajouter à cette liste au niveau local des produits qui faisaient l’objet de détournement pour leurs propriétés psychotropes, à l’instar du Tramadol et de Prégabaline, sachant que l’Algérie était liée à cette liste internationale, selon les anciens dispositifs réglementaires.

Poursuivant dans le même sens, le premier responsable du SNAPO a précisé qu’à l’instar de l’Egypte et l’Inde, qui ont ajouté à la classification internationale au niveau local des produits qui faisaient l’objet de détournement d’usage, l’Algérie a adopté la même politique pour protéger la société et lutter contre la toxicomanie. « De manière continue, à chaque fois on tombe sur une nouvelle substance chimique de produits qui sont détournés de leur usage thérapeutique vers un usage de toxicomanie », a-t-il ajouté.

La deuxième nouveauté concerne l’instauration de mécanismes numériques pour cerner les problèmes qui entourent la gestion des psychotropes, notamment en matière de contrôle et de suivi.

Le président du SNAPO a affirmé que « ce projet permettra de recourir à la solution numérique. Il y aura un fichier national numérique pour tous les mouvements de substances psychotropes et stupéfiantes. Cela pourra générer des fichiers numériques, des gestes numériques et digitaux ainsi que des ordonnances sécurisées ».

Selon lui, cette numérisation, qui vise à lutter contre l’usage illicite de ces produits, va assurer une meilleure traçabilité et maîtrise.

Pour ce qui est de la troisième nouveauté, M. Belambri a évoqué des peines de prison à l’encontre des agresseurs de pharmaciens, indiquant l’insertion de plusieurs articles dans ce projet de loi qui protègent les professionnels de santé, y compris les pharmaciens qui font l’objet de menaces et d’agressions quotidiennement.

Le président du SNAPO a tenu à rappeler les trois assassinats qui ont eu lieu dans des pharmacies en l’espace de quatre ans, suite à des agressions à Mascara, Aïn El-Fekroun dans la wilaya d’Oum El-Bouaghi, et à Batna. Il a également cité l’incendie volontaire qui a ciblé une pharmacie dans la commune d’Ouenza, à Tébessa, et où une pharmacienne a été gravement blessée.

Donc, cette décision d’assurer une protection particulière aux pharmaciens, a-t-il dit, est plus que nécessaire vu la vulnérabilité des pharmaciens d’officine, dont 1 500 assurent un service de nuit.

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