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Nationale

Loi de finances : L’opposition cherche une riposte

Loi de finances : L’opposition cherche une riposte

L’opposition parlementaire ne baisse pas les bras. Après avoir voté contre l’adoption du projet de loi de finances 2018 (LF2018), elle se lance dans des concertations tous azimuts pour trouver la parade.

Selon des sources parlementaires, ce sont plutôt les députés islamistes de l’Alliance Adala-Nahdha et Bina qui sont très actifs sur cette piste.

Ils cherchent à renouer des contacts plus poussés avec les groupes parlementaires du FFS et du PT, afin de débattre les choix politiques à faire ou des actions futures pour exprimer leur refus de la LF 2018 surtout de certains de ses dispositifs.

Bien que sachant que la mouvance présidentielle, constituée du FLN, du RND, du Taj et du MPA et de quelques indépendants, est dominatrice au sein de l’APN, cette oppositions veut plutôt tenter d’élaborer un texte commun qui exprime sa désapprobation de la démarche du gouvernement.

Plus qu’un texte, certains députés islamistes penchent pour la rédaction d’un rapport qui met en garde contre les conséquences de cette LF, notamment sur les volets touchant aux augmentations de taxes et autres taux sur la valeur ajoutée.

Ainsi, ils veulent alerter sur les effets inflationnistes qui pourraient survenir des hausses prévues dans les carburants, les transports et l’immobilier. Sur cette question, l’opposition cherche à impliquer des experts et des économistes, appelés à la rescousse afin d’expliquer les dangers qui guettent le système économique national et surtout les grands équilibres sociaux du pays.

D’ailleurs, cette concertation a commencé dès l’adoption des amendements de la loi sur la monnaie et le crédit avec l’introduction, pour la première fois dans le pays, du financement non conventionnel.

La planche à billets aura été un déclencheur dans la volonté de l’opposition de trouver un terrain d’entente pour élaborer un texte commun exprimant leur refus de cette démarche. Or, cette concertation a tardé en raison de la campagne électorale et du scrutin de jeudi dernier.

Malgré les garanties du Premier ministre Ahmed Ouyahia, l’opposition ne veut rien croire et ne se laisse pas convaincre. Tentant de maintenir un semblant d’unité et de rassemblement, cette concertation est cependant mal engagée. Car dans quelques semaines une autre bataille politique va commencer.

Les sénatoriales qui pointent à l’horizon aiguisent les appétits et créent encore une fois des divisions entre les formations de l’opposition.

Rappelons qu’à l’issue du vote de la LF 2018, et qui sera soumise prochainement au Sénat, le ministre des Finances a précisé que ce texte constituait ‘un pas important dans le processus législatif annuel budgétaire de l’Etat, ce qui permettra le rétablissement des grands équilibres économiques du pays ».

Confiant face aux interrogations de la presse, en marge de la séance de vote sur la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune), le ministre a indiqué que la priorité demeure actuellement « la lutte contre l’évasion fiscale et l’augmentation des recettes fiscales ». Il a mis l’accent sur l’importance de la modernisation et de la numérisation du secteur financier.

Concernant la politique de soutien prévue dans le plan d’action du gouvernement, et qui semble être l’enjeu majeur du discours d’une partie de l’opposition, le premier argentier du pays a annoncé le lancement d’une étude détaillée afin de définir les catégories sociales qui doivent en bénéficier, sans donner davantage de détails.

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