Loi de finances 2024 : Des mesures en faveur du développement économique  – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Loi de finances 2024 : Des mesures en faveur du développement économique 

Loi de finances 2024 : Des mesures en faveur du développement économique 
Réduction de la charge fiscale pour les entreprises.

Eu égard aux mesures prises en faveur de l’entreprise, qui se traduisent principalement par la réduction de la charge fiscale pour les entreprises, la loi de finance 2024 est à même d’encourager l’investissement et d’accompagner les opérateurs économiques. 

C’est ce qui a été souligné à l’unanimité ce lundi, lors de la journée d’information sur la loi de finances 2024, organisée par la Chambre de Commerce et d’industrie (CACI), tenue à Alger. Présidée par le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, la rencontre a été l’occasion de mettre en avant les mesures prises en faveur de l’économie nationale dans le cadre de la loi de finances 2024. Le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, a ainsi affirmé que cette loi de finances est « un catalyseur pour le développement économique », en sus de protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

Il a ainsi rappelé la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les opérations d’importation et de vente de certains produits tels que les légumineuses, les légumes, les fruits frais, les œufs et certains types de viandes, en plus de la suppression de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP). M. Zitouni a également mentionné la suppression temporaire de la taxe additionnelle de protection (DAPS) sur la viande, fixée à 70 %, ainsi que la réduction des droits de douane à 5 % pour accroître la compétitivité de ces produits sur le marché.

Le ministre a également noté l’extension de l’application du taux réduit de la TVA de 9 %, actuellement appliqué aux déchets d’aluminium, de fer, de bois, de verre, de carton, de plastique et de papier. Cette extension inclut désormais les déchets de caoutchouc, les pneus usagés, les huiles et les matières grasses alimentaires, ainsi que les assemblages contenant du plomb.

Les mesures favorables aux exportateurs algériens ont également été soulignées par le ministre du Commerce, lequel a exhorté les hommes d’affaires et les dirigeants d’entreprises à s’impliquer activement dans les Chambres de commerce et d’industrie, à participer efficacement aux conseils d’affaires communs et à jouer un rôle actif dans le développement du commerce extérieur. Il a, en outre, annoncé l’ouverture prochaine d’une exposition permanente des produits algériens en Côte-d’Ivoire. 

De son côté, le ministre des Finances, Laaziz Fayed, est revenu sur le contexte dans lequel a été établie la loi de finances 2024, marqué par le retour de la stabilité de la situation économique à la faveur de l’amélioration des indicateurs macroéconomiques. Signalant le soutien à l’investissement ainsi que la préservation du caractère social de l’Etat, dans le cadre de cette loi de finances, le ministre des Finances a souligné l’importance de concrétiser et de généraliser la numérisation, un processus dans lequel le département des Finances se positionne comme un acteur clé.

L’importance de la numérisation dans le développement économique du pays et la moralisation de l’activité économique a été évoquée par M. Fayed, d’autant qu’elle est gage de transparence. Le premier argentier du pays n’a pas manqué de signaler les réalisations faites par son département dans ce sens, à l’instar du lancement du projet de la ville modèle de Sidi Abdellah pour le paiement électronique, l’inauguration de Data center du ministère, en plus des campagnes de sensibilisation sur l’inclusion financière.  

Les mesures d’incitation fiscale introduites dans la loi de finances 2024 ont, par ailleurs, été évoquées par Ameur Mahand, chargé de la direction de législation et de la réglementation fiscale à la DGI, lequel a affirmé que ces mesures auront pour objectif d’accompagner les opérateurs économiques. « Plusieurs mesures d’ordre fiscal à l’effet d’encourager l’investissement et réduire la charge fiscale pesante sur les entreprises ont été prises dans le cadre de la loi de finances », a-t-il déclaré en marge de cette journée d’étude. Il a notamment cité la suppression de la taxe sur l’activité professionnelle, la réduction du taux de l’impôt forfaitaire unique de 5 % à 0,5 % pour les activités exercées sous le statut de l’autoentrepreneur, ainsi que l’exonération de la TVA dans le cadre des opérations de production aquacole (production du tilapia). 

Toutes ces mesures incitatives ont été saluées par le patronat. Le président du Conseil du renouveau économique algérien, Kamel Moula, a en effet affirmé que la réduction de la charge fiscale pour l’entreprise lui permettra de se développer davantage, se disant convaincu que l’année 2024 sera celle « de réussite pour l’économie nationale ». Un travail supplémentaire devrait être réalisé selon M. Moula, qui a exprimé son souhait d’être associé à l’élaboration de la loi de finances complémentaire 2024.

 

 

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email