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Nationale

Loi de finances 2019:Léger repli des importations

Loi de finances 2019:Léger repli des importations

Les importations n’ont pas cessé d’augmenter ces dernières années, et elles se sont stabilisées en 2017. En effet, elles se sont établies cette année à 45,95 milliards de dollars contre 47,08 milliards en 2016, en diminution de 1,13 milliard seulement (-2,4%).

Le volume des importations des marchandises connaîtra une baisse sensible en 2019, selon le projet de loi de finances 2019 dévoilé hier. Il devrait au contraire s’établir à 44 milliards de dollars soit moins 1, 5 milliard de dollars selon les prévisions de la LF 2018 établies par le ministère des Finances. Le repli devrait s’accentuer en 2020 et 2021 (42,9 et 41,8 milliards de dollars). En effet, la balance commerciale devrait se porter mieux en enregistrant une décélération des déficits sur la période 2019-2021, indique le texte. Ces déficits se situeraient à 10,4 milliards de dollars l’année prochaine pour baisser à 8,2 milliards puis à 6,4 milliards en 2020 et 2021. Quant aux soldes de la balance des paiements prévus pour la même période, ils s’établiraient à 17,2 milliards de dollars en 2019, -14,2 milliards en 2020 et -14 milliards en 2021. Comme incidence directe d’un tel profil de la balance des paiements, l’encours des réserves de change sera impacté et se contracterait à 62, 47puis à 33,8 milliards de dollars respectivement en 2019, 2020 et 2021. Les exportations passeront respectivement pour les années 2020 et 2021 à 34,5 et 35,2 milliards de dollars. Les recettes budgétaires s’établiraient en 2019 à 6,507,9 milliards de DA, en hausse de plus de 0,2% par rapport aux recettes prévues en clôture de 2018. Quant aux dépenses, elles se situeraient à 8,502,2 milliards de DA, en baisse de 1,5% par rapport à l’exercice en cours. Ce qui induirait un déficit budgétaire de 9,2% par rapport au PIB.

Les dépenses de fonctionnement devraient augmenter de 7,5% à 4,954 milliards de DA et les dépenses d’équipement se contracter fortement (-6,1% pour les autorisations de programmes qui baisseront à 2,601 milliards de DA et -12,2% pour les crédits de paiements qui se situeraient à 3,547 milliards de DA contre 4, 043, milliards pour l’exercice en cours. C’est sur la base de ces indicateurs qu’est arrêté le budget de l’État pour la période considérée (2019), un budget qui « s’inscrit dans la continuité de la démarche qui consiste à maîtriser la dépense publique en vue d’une soutenabilité budgétaire permettant de réduire les tensions sur la trésorerie de l’État ».

Les crédits de paiement destinés à l’investissement (1,486,3 milliard de DA) devraient se concentrer à hauteur de 71% dans trois secteurs : le soutien à l’habitat, l’agriculture et l’hydraulique ainsi qu’aux infrastructures économiques et administratives.

Concernant la principale ressource en devises du pays, à savoir les exportations des hydrocarbures, elles devraient s’établir, selon les prévisions du gouvernement, à 33,2 milliards de dollars US, soit une diminution de 1% par rapport à la clôture de l’année en cours. Les mesures d’austérité qui frappent l’Algérie en disent autant sur la situation économique que politique du pays. Confrontée à une crise économique

depuis quatre ans, l’Algérie peine à redresser la barre. Près de 900 produits seront interdits d’importation, dont des fruits secs, fromages, légumes frais, viandes, mais aussi des intrants industriels. Une mesure qui n’a pas eu d’impact réel sur l’économie. Elle serait même « contre-productive », selon des experts. Une bien maigre moisson par rapport aux objectifs initialement annoncés et qui témoigne de l’échec des premiers dispositifs de restriction des importations, en vigueur depuis la mi-2015.

Le nouveau dispositif dit d’encadrement des importations est entré en vigueur depuis janvier de l’actuel exercice. Il s’agissait, entre autres mesures, de dispositions à caractère tarifaire prévues par les dispositions de la loi de finances pour 2018, dont l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30%, pour 10 familles de produits finis ainsi que du relèvement des droits de douane pour 32 familles de produits finis. Il était question également d’introduire plusieurs mesures à caractère quantitatif, dont la suspension provisoire à l’importation de 45 familles de produits finis et la mise en place d’un contingent quantitatif pour les véhicules automobiles.

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