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Nationale

Loi de finances 2017: Les principales mesures dévoilées

Loi de finances 2017: Les principales mesures dévoilées

Comme attendu, la loi de finances pour 2017 sera marquée par une politique et des actions de rigueur budgétaire et d’austérité sur le plan des dépenses. L’avant-projet qui sera soumis prochainement à l’adoption des députés, avant la fin de cette année, consacre le déficit budgétaire qui va atteindre quelque 2 634,37 milliards de dinars, selon les prévisions du gouvernement basées sur un calcul du taux de change de 110 dinars pour un dollar. 

Ce déficit est déjà critique par rapport à l’année en cours, alors que le cabinet Sellal table sur des hausses conséquentes des recettes, en augmentant les taxes et les différents taux sur des produits importés et surtout sur les carburants, qui vont connaître une nouvelle augmentation à partir de janvier prochain. Le gouvernement semble s’accouder sur cette politique fiscale pour maintenir son niveau des dépenses dans les fonctionnements des services de l’Etat.

En contrepartie de cette hausse des recettes qu’on prévoit, le gouvernement mise sur une politique de rigueur, en maintenant la baisse des dépenses grâce à des efforts multiples et segmentés. Une réduction de plus de 13% par rapport à 2016 est attendue. Il est même prévu que ce niveau des dépenses de l’Etat connaîtra d’autres baisses en 2018 et en 2019 afin de parvenir graduellement à un équilibre budgétaire acceptable. Mieux encore, selon le document de l’avant-projet de la LF 2017, même le budget d’équipement va subir des coupes importantes, plus de
1 000 milliards de dinars par rapport à 2016.

Avec le gel des dépenses en 2018 et 2019 dans le chapitre fonctionnement (puisque le budget sera plafonné à 4 500 milliards de dinars), il faut comprendre qu’il n’y aura aucune augmentation des salaires, ni même une refonte ou révision des grilles et des indemnités pour trois ans. Face au gel, le gouvernement mise sur une politique progressive de “fiscalisation” de l’économie et des activités parallèles. Il est dit que les recettes futures de l’Etat proviendraient désormais de ces segments, en plus de l’impôt sur le revenu global qui est “actionné” à la source.
Concernant les grandes lignes de cette LF 2017, il est prévu une taxe qui variera entre 6 et 60% sur des appareils électroménagers, les réfrigérateurs, les téléviseurs, les machines à laver et les climatiseurs, appelée taxe “efficacité énergétique”. Elle concernera tous les produits nationaux ou importés.

D’un autre côté, la règle 51/49 sera supprimée pour les banques étrangères qui veulent investir en Algérie. Il est même prévu qu’elles pourraient détenir des participations à hauteur de 66%, soit deux tiers du capital d’une institution financière publique ou d’une banque nationale. Ce qui s’apparente déjà à un retour à une privatisation des banques publiques, alors que le projet du CPA lancé il y a plus de 10 ans avait été abandonné en cours de route. Cette règle, qui fut acclamée par les partisans du “patriotisme économique” à l’époque, sera élargie également au secteur de la technologie numérique, aux start-up et à des segments de l’industrie après avis du Conseil national de l’investissement.
 

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