L’Iran commémore la mort du général Soleimani – Le Jeune Indépendant
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L’Iran commémore la mort du général Soleimani

L’Iran commémore la mort du général Soleimani

Deux ans après l’assassinat par l’armée américaine  à Baghdad du général iranien Qassem Soleimani, le chef de la force Qods des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite, et de son lieutenant irakien, Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro 2 du Hachd al-Chaabi, de nombreux fidèles en Iran, Irak et Liban ont commémoré sa mémoire tandis que plusieurs responsables militaires iraniens ont affirmé que l’Iran allait continuer ses actions pour venger sa mort .

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a reçu la famille du général Soleimani et a salué sa mémoire. Il a affirmé que malgré les attaques des ennemis de l’Iran, le sang versé du général Soleimani avait poussé les États-Unis à s’enfuir de l’Afghanistan, à faire semblant de quitter l’Irak et avait permis l’avancée des forces anti-américaines au Yémen et en Syrie.

Ces derniers jours, l’Iran a fait une démonstration de force en organisant des manœuvres militaires lors desquelles seize missiles ont frappé et détruit une maquette grandeur nature du site nucléaire israélien de Dimona. De même, Téhéran a lancé une fusée dans l’espace.

Ces actions interviennent alors que l’Iran et les grandes puissances mènent des négociations à Vienne pour ressusciter l’accord nucléaire de 2015, capoté par l’administration de Donald Trump sous la pression israélienne. Des discussions qui progressent très lentement notamment à cause des exigences de l’Iran.

Les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi ont organisé dimanche soir en Irak une veillée aux chandelles à l’aéroport international de Baghdad, où il y a deux ans un drone américain tuait le général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien.

Samedi déjà, des milliers de partisans du Hachd se sont rassemblés dans le centre de Bagdad dans le cadre de ces commémorations. Le général Soleimani était le chef de la Force Qods, unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique d’Iran.

Khamenei recevant la famille de Soleiman

Au Liban, le Hezbollah a organisé, dimanche, plusieurs hommages au Liban Sud à l’occasion du deuxième anniversaire de l’assassinat du général iranien Kassem Soleimani, chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution iranienne, et d’Abou Mahdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, les paramilitaires irakiens intégrés à l’État, tués par une frappe américaine de drone à Bagdad le 3 janvier 2020.

A Saïda, une photo de M. Soleimani a été placée sur le mémorial des victimes à l’entrée sud de la ville, rapporte notre correspondant dans la région Mountasser Abdallah. La cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs responsables du Hezbollah. Le cheikh Maher Hammoud, dignitaire sunnite a dans ce cadre estimé que « toute frappe israélienne contre la République islamique provoquera une réponse qui réduira l’entité sioniste en cendres ».

A la frontière libano-israélienne, le Hezbollah a lancé une campagne de reboisement baptisée « l’olivier de Soleimani », en présence du député Hassan Ezzedine et du cheikh Nabil Kaouk, membre du Conseil central du mouvement.
« Nous ferons face à l’ennemi dans toute prochaine guerre avec 100.000 combattants qui portent en eux l’esprit, la détermination, la foi et la volonté de Kassem Soleimani », a assuré le cheikh.

Lors d’une célébration à Saïda, le cheikh Kaouk a par ailleurs indiqué que « l’un des plus grands exploits » de Kassem Soleimani est qu’il a « imposé à l’ennemi israélien un blocus en le cernant de toutes parts avec des fusées balistiques », soulignant que « ces missiles encerclent l’entité sioniste à partir de Gaza, du Liban, de la Syrie, du Yémen, de l’Irak et de l’Iran ».

Il a également estimé que « former un axe de résistance le long des pays de la région est un pas avancé qui permettra de former une armée de millions de combattants afin de libérer la Palestine ». Le dignitaire chiite a enfin insisté sur le fait que « le Liban ne sera jamais en faveur d’une normalisation avec Israël ». « Peu importe à quel point nous sommes encerclés et soumis à des attaques politiques, médiatiques et économiques, le Liban ne trahira pas la Palestine », a-t-il conclu.

Après la frappe qui avait tué le général Soleimani, l’Iran avait riposté en tirant des missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains, et en précisant que ces frappes étaient « un avertissement » avant une riposte de plus grande envergure.

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