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Nationale

L’Irak fait de la résistance

L’Irak fait de la résistance

Les marchés demeurent figés par la réunion de l’OPEP, dont les travaux s’ouvrent ce matin à Vienne.

Quinze jours après une rencontre aux Emirats unis, les membres du cartel ont pris ce rendez-vous, qui pourrait déclencher quelques remous en raison d’une indiscipline flagrante de la part de l’Irak. Tous les regards seront braqués sur le forcing de l’Arabie saoudite qui veut que son voisin irakien rentre dans le rang et accepte les termes de l’accord de réduction de la production de brut.

Bagdad, qui est un grand producteur de pétrole possédant d’énormes réserves, refuse d’adhérer aux stratégies de l’OPEP et ses partenaires non affilés à l’organisation.

Bagdad a toujours brandi le prétexte de son effort de guerre contre les milices terroristes et un gigantesque plan de reconstruction après plus d’une décennie de destruction et de désolation.
Pour les Irakiens, rien ne justifie des restrictions de sa production, alors que le niveau de celle-ci n’a pas encore atteint le seuil d’avant l’invasion américaine et les guerres qui se sont propagées.

Bagdad réclame donc un semblant de « privilège » pour maintenir la croissance de son industrie pétrochimique et engager des investissements publics dans les équipements et les infrastructures.

Les Irakiens semblent même prêts à brader leur pétrole, en raison de leurs énormes gisements, pour engranger des recettes qui pourraient dépasser facilement les 100 milliards de dollars annuellement.

Un point de vue que ne partagent pas les saoudiens, qui veulent encore tabler sur un équilibre des prix au dessus des 50 dollars le baril et à moyen terme, afin éponger et absorber les importantes réserves mondiales de brut et de stabiliser les demandes des pays consommateurs. L’issue de cette réunion reste donc incertaine. Un brouillard qui rajoute au mutisme des investisseurs, qui rechignent à faire bouger les marchés.

Ces investisseurs restent accrochés aux récentes informations sur la baisse des stocks américains, qui ont été marqués par un fort reflux.  Mais, partout, les experts se hasardent à faire des annonces, aussi contradictoires les unes que les autres. Une situation qui met encore le marché sous pression.

Les dernières séances d’avant la clôture ont connu des liquidations en grand nombre dans les places boursières, les courtiers avaient parié sur un repli rapide du marché et des prix, d’où le maintien des cours au dessus des 50 dollars le baril.

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