L’insalubrité perdure…à Boufarik
Boufarik était connue pour sa propreté. Elle était même l’une des villes les plus propres de la Mitidja. Pourtant, poubelles et ordures ménagères encombrent presque la totalité des artères de la ville, les cités, les coins et recoins, depuis bien longtemps, malgré les efforts fournis par les agents de nettoyage.
Toute la cité boufarikoise jouissait d’un traitement particulier de la part des services compétents, et ce en dépit de moyens logistiques très minimes.
L’installation de l’Epic nettoiement Nadhafa, avec le peu de moyens qu’elle possède en matériel roulant, presque à l’arrêt faute de pièces de rechange, la ville est livrée à elle-même et en proie à la dégradation tous azimuts.
Aujourd’hui, la ville des Oranges (du moins ce qu’il en reste comme appellation) offre tout simplement un visage des plus insalubres qui fait honte à ses habitants, lassés par cette situation. En effet, ces derniers se plaignent du manque d’hygiène dans leur quartier. Les sacs éventrés jonchent le sol par manque flagrant de bacs à ordures, les odeurs nauséabondes se dégagent à longueur de journée des dépotoirs éparpillés un peu partout, surtout au moment où la chaleur commence à se faire ressentir.
Mais si cette situation relève de la responsabilité des services de l’APC, dans la mesure où ces derniers, en léthargie constante, ne procèdent à aucun suivi, et ce à longueur de journée, elle est aussi due au manque de civisme des habitants et à l’état chaotique dans lequel se trouve aujourd’hui la ville de Boufarik. Il suffit de faire un petit tour pour constater de visu et se rendre compte de l’ampleur des dégâts environnementaux. Les quelques bacs à ordures, éparpillés ici et là à travers la ville, ne sont pas utilisés rationnellement.
Dans un état lamentable, les ordures se déversent souvent sur la chaussée. Par ailleurs, pour assurer un minimum de propreté dans la ville et ses alentours, un contrat a été signé entre l’APC et l’Epic Nadhafa depuis plus de six ans, avec une enveloppe de plus de 10 milliards de centimes, voire plus, par année pour que l’ Epic Nadhafa se charge du ramassage, au quotidien, des ordures sous toutes leurs formes. Mais le résultat est là !