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Nationale

L’inlassable lutte contre Daech en Algérie

L’inlassable lutte  contre Daech en Algérie

Entre janvier 2014 et mi-mars 2017, les services de sécurité ont démantelé près d’une quarantaine de cellules dormantes qui recrutaient des jeunes djihadistes pour rejoindre l’Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, appelé Daech.

 La campagne des arrestations ciblant les cellules dormantes de l’Etat islamique s’est accentuée depuis janvier 2014, un an après l’attaque sanglante contre le site gazier de Tiguentourine à In Amenas.

En trois ans, les services de sécurité ont réussi à identifier et arrêter plus de 200 recruteurs de Daech et démanteler, par la même occasion, une quarantaine de cellules terroristes qui recrutaient les jeunes algériens pour aller combattre avec EI en Syrie et en Irak.

Plusieurs perquisitions de domiciles ont eu lieu à Alger, Ghardaïa, Mostaganem, Tlemcen, Oued Souf, Guelma, Boumerdès et Blida après la localisation des membres de Daech. Daech persiste à vouloir être présente en Algérie malgré les coups très durs qui lui sont assénés par l’Armée nationale populaire, qui reste très vigilante.

A Tlemcen, le premier réseau de Daech démantelé en Algérie
C’est en été 2014 qu’un premier réseau de Daech avait été démantelé par les éléments de la section de recherches de la Gendarmerie nationale à Tlemcen.

Cette entité a interpellé, en 2014, cinq recruteurs de Daech dans le cadre d’une grande enquête ayant ciblé l’Université de Tlemcen. Parmi ces recruteurs, une étudiante de 22 ans. Ces suspects étaient organisés en quatre cellules dormantes, toutes démantelées par les gendarmes de la cybercriminalité et des sections de recherches. 

La jeune filles, qui rapprochait les étudiants de Daech, a été localisée via la Toile. Quatre autres membres qui activaient au sein de cette cellule ont été interpellés également. La cellule sévissait en complicité avec des membres de Daech de nationalité marocaine résidant au Maroc, d’ après les investigations des gendarmes.

Les commanditaires de ces recrutements au profit de l’organisation terroriste dirigée par « Abou Bakr El Baghdadi » étaient en contact avec l’étudiante et quatre de ses complices. Toujours en 2014, un autre réseau a été démantelé cette fois à Alger, son axe d’activité étant entre Guelma et Alger.

Les recruteurs utilisaient les réseaux sociaux notamment le facebook et échangaient des renseignements avec les potentielles victimes qui étaient, dans leur majorité, des étudiants. Quatre membres de cette cellule ont été arrêtés par les gendarmes de la cybercriminalité.

A Ghardaïa, durant l’année 2015, treize agents de Daech ont été arrêtés dans le cadre de cette enquête. Il s’agit de personnes âgées de 21 à 50 ans, issues notamment de pays du Sahel. Ils ont été localisés par les gendarmes à Laghouat, Tlemcen, Oued Souf, et arrêtés par la GN. Ils faisaient l’apologie du terrorisme notamment au profit de Daech, et recrutaient de jeunes algériens, notamment mozabites, pour aller rejoindre Daech en Syrie.

Hervé Gourdel, première victime étrangère de Daech en Algérie

C’est en septembre 2013 qu’une première victime étrangère fut assassinée par Daech en Algérie. Il s’agit du français Hervé Gourdel, enlevé à Tikjda et gardé en otage durant plusieurs jours par ses ravisseurs qui revendiquaient leur acte au nom de l’EI sous le nouveau nom de leur groupuscule appelé « Jound El Khilafa ».

Ce groupuscule, créé par le sinistre Abdelmalek Gouri (abattu par les forces de l’ordre en décembre 2014 suite à une embuscade en plein centre-ville des Issers à Boumerdès), a tenté de faire parler de lui sur la scène internationale en enlevant le touriste français. En ciblant le ressortissant français, Jound El Khilafa a réussi son objectif, mais cela lui a coûté cher.

Il a fini par être anéanti grâce à un travail de renseignement parfaitement mené par les services de sécurité durant deux ans de traque. « Jound El Khilafa », commandité par Abdelmalek Gouri, n’a pas pu tenir longtemps. Ce chef terroriste originaire de la wilaya de Boumerdès a été abattu en décembre 2014 suite à une embuscade des forces de sécurité dans la commune des Issers. Son élimination a permis de mettre fin à la propagande de Daech en Algérie.

Des rapports occidentaux tentent d’amplifier la menace Daech en Algérie

On assiste ces trois dernières années à une véritable campagne de désinformation appuyée par des pseudo-rapports occidentaux parlant d’une présence potentielle de Daech au Maghreb, plus particulièrement en Algérie, en Tunisie et en Libye, mais bizarrement, ces rapports ne citent pas le Maroc.

Qui veut enflammer la région du Maghreb ? Après la Syrie et l’Irak est-il venu le tour de l’Algérie, la Tunisie et la Libye de sombrer dans le chaos ? Si en Libye, EI a déjà mis le pied, en Algérie, un groupuscule avait tenté de faire la même chose, mais il a fini par être anéanti grâce à un travail de renseignement parfaitement mené par les services de sécurité. Il s’agit de « Jound El Khilafa » commandité par Abdelmalek Gouri. Les rapports, étranges, parlent, à maintes reprises d’une éventuelle présence de l’Etat islamique en Algérie.

Ce qui est sûr, c’est qu’un plan machiavélique est en train de se préparer dans les « laboratoires » secrets qui visent à faire de Daech un épouvantail contre les pays arabes. S’agit-il d’une info-intox ou d’un plan diabolique qui va cibler le Maghreb sans le Maroc ? Selon plusieurs rapports occidentaux, l’Etat islamique est en train de préparer l’annonce de la création d’un Emirat islamique en Tunisie et en Algérie, ce qui va, sans doute, créer une nouvelle zone de turbulence dans le monde arabe.

Ces rapports occidentaux indiquent que les chefs de Daech ont intensifié leurs démarches et leurs contacts avec plusieurs groupes terroristes et leurs chefs notoires, notamment Mokhtar Belmokhtar alias Belouaâr, chef d’ « El Moulathamoune », en activité au Sahel et au Maghreb, en vue de concrétiser ce grand « chantier », poursuivent les rapports occidentaux qui se basent sur des renseignements des services secrets étrangers.

L’accélération des liquidations et des massacres des populations que vivent la Syrie et l’Irak a poussé l’Etat islamique à penser à étendre sa présence en passant du Moyen-Orient au Maghreb, expliquent les rapports secrets des occidentaux.

Daech ne va pas déroger à la règle, poursuivent les mêmes rapports, puisqu’il veut ouvrir un nouveau front de djihad international au Maghreb et au Sahel et reproduire le même scénario des massacres des populations comme actuellement en Irak et en Syrie.

L’Emirat qui va être annoncé par Daech, explique d’autre part le site syrien El Mayadine, serait basé en Tunisie tandis que l’activité des terroristes concernerait l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Par ailleurs, la grande circulation des armes de guerre en Libye et la multiplication des dépôts d’armes dans ce pays a poussé Daech à s’intéresser davantage au Maghreb, car ces ingrédients lui permettraient de s’alimenter en munitions sans être inquiet.

En plus des armes, Daech n’aura pas de soucis en djihadistes, puisqu’un grand réservoir humain existe au Maghreb d’autant plus que la jeune population, égarée, sans emploi et privée d’avenir, existe. Ce qui est déjà considéré comme un terrain très fertile pour l’organisation criminelle, qui aurait tous les moyens nécessaires pour les enrôler indiquent lesdits rapports. A noter que cette vague de rapports sur la probable création d’une filière de Daech au Maghreb n’est pas lancée par hasard. Il n’y a pas de fumée sans feu.

Cela confirme qu’un vaste calendrier international se fait en secret pour que Daech, cette mystérieuse organisation terroriste qui a pu enrôler des dizaines de milliers de djihadistes, puisse atterir en Algérie, pays leader en lutte antiterroriste. Daech, qui veut remplacer Al Qaida, n’est qu’un pur produit des services secrets occidentaux tout comme le saoudien Oussama Ben Laden qui a été formé par la CIA ainsi qu’Abou Bakr El Baghdadi,avait révélé il n’y a pas si longtemps Edward Snowden, ex-agent de la CIA.

Le premier djihadiste algérien de Daech de retour de Syrie arrêté en 2015 à Boumerdès

Le 18 mai 2015, la Section de recherches de la Gendarmerie nationale de Boumerdès avait procédé à l’arrestation d’un premier djihadiste algérien ayant rejoint les rangs de Daech en Syrie avant de rallier Alger, après avoir subi des blessures sérieuses lors de combats contre l’armée syrienne. Les « djihadistes » algériens partis combattre en Syrie peuvent, du moins nombre parmi eux, représenter une menace pour la sécurité de l’Algérie avec leur retour au pays.

Le scénario afghan est évoqué par nombre d’observateurs qui rappellent que « des « djihadistes » algériens ayant combattu en Afghanistan ont, dès leur retour au pays, créé le groupe islamique armé (GIA), organisation terroriste qui a assassiné des dizaines de milliers de personnes. Revenons à l’arrestation du premier djihadiste algérien ; la gendarmerie a arrêté deux djihadistes pour « adhésion à un groupe terroriste ».

 L’un des mis en cause revenait, en mai 2015, avec un faux passeport à Alger, après avoir été blessé en Syrie. Il s’agit des nommés A.M et A.R, tous deux âgés de 32 ans, présentés devant le tribunal de Dellys pour adhésion à un groupe terroriste activant à l’étranger et financement d’un groupe terroriste. 

C’est suite à l’ouverture d’une enquête que les gendarmes de Sidi-Daoud ont interpellé le premier, faisant l’objet d’un mandat d’arrêt délivré en 2013 par le tribunal de Dellys, pour « attentat à la pudeur sur mineure ».

« Le mis en cause a été remis aux gendarmes de ladite section de recherches de Boumerdés et suite à l’intensification des recherches et des investigations, l’enquête a prouvé que l’intéressé a pris l’avion en janvier 2014 pour la Turquie, avec l’aide d’un membre de sa famille, lequel lui avait confectionné un faux passeport au nom de son cousin nommé A.R, repris de justice, demeurant à la commune de Sidi Daoud, pour ensuite rallier les rangs des combattants de l’armée libre activant en Syrie ».

La gendarmerie avait expliqué que c’est suite à des investigations menées par les gendarmes enquêteurs à l’aéroport Houari-Boumediene d’Alger, qu’il s’est avéré qu’au début de l’année 2015, ce dernier a regagné le territoire national avec un autre passeport falsifié, suite à des blessures par balle au cou durant les combats contre les groupes terroristes Daech. L’enquête menée par la gendarmerie a duré plusieurs mois et ces interpellations auraient un lien aussi avec la neutralisation des 25 terroristes à Bouira.

Plusieurs « émirs » dont le chef de « Daech Algérie », remplaçant de Abdelmalek Gouri alias, Khaled Abou Salmane, chef de « djound el khilafa », organisation terroriste « dissidente » d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et qui a annoncé son allégeance à l’organisation terroriste appelée « l’Etat Islamique » ou Daech.

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