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Nationale

L’inflation, hantise des Algériens

L’inflation, hantise des Algériens

Aggravée par la dégradation du dinar et l’effondrement du prix du pétrole, l’inflation en Algérie a connu une recrudescence de 4,8 % durant l’exercice 2015 contre 2,9 % en 2014, dépassant ainsi les prévisions de la loi de finances complémentaire 2015, qui prévoyaient un taux de 4 %.

Les chiffres publiés hier par l’Office national des statistiques (ONS), ravivent les appréhensions des Algériens qui s’attendent au pire en 2016, notamment avec les augmentations drastiques décidées par l’Etat pour augmenter ses recettes fiscales dont la hausse des produits énergétiques, le transport, l’augmentation de la taxe sur les véhicules neufs ainsi que la vignette automobile.

La flambée a touché en premier lieu les biens alimentaires en général qui ont enregistré un bond de 4,7 % (contre 3,9% en 2014). En effet, la grande majorité des produits alimentaires a enregistré des hausses du niveau moyen des prix durant l’année écoulée par rapport à 2014. Les augmentations les plus importantes ont été constatées pour les légumes frais (+11,44 %), la pomme de terre (+10,77 %), les poissons frais (+10,32 %) et les boissons non alcoolisées (+8,31 %).

Les prix du pain et des céréales ont grimpé de 4,89 % en 2015, ceux du lait, du fromage et des dérivés de 3,27 % et ceux du café, du thé et des infusions de 3,16%. Pour les viandes et abats de mouton, le niveau moyen des prix a augmenté de 2,5 %, celui du bœuf et de ses abats de 2,8 % contre une hausse de 7,7 % des prix du poulet.

Par contre, les fruits frais ont connu une baisse de 1,66 %) ainsi que les œufs (-12,18%). Pour les biens manufacturés, le niveau moyen des prix a grimpé de 5,11% en 2015 (contre 1,2 % l’année d’avant). 
De même, celui des services a augmenté de 4,35 % en 2015 (contre 3,74% en 2014).

La baisse du pouvoir d’achat se fait sentir chez les ménages algériens, notamment à travers la chute des ventes automobiles qui ont à nouveau plongé en 2015 (300 000 véhicules importés en 2015), contre 440 000 en 2014 et 554 000 unités en 2013).
Mais également la baisse des produits électroménagers et des vêtements qui stagnent dans les magasins malgré le crédit à la consommation et les soldes pour encourager les dépenses des ménages qui n’ont plus rien à dépenser ou presque.

Le pire est à venir

Le pire de la crise est encore à venir. Car la chute continue du pétrole, qui fournit plus de 97 % des recettes en devises du pays, et qui s’affiche à moins de 30 dollars le baril, va se répercuter encore sur les prix des produits et des matières premières importés, en raison de dépréciation du dinar, d’autant que l’Algérie dépend fortement des importations avec plus de 53 milliards de dollars en 2014.

L’augmentation des tarifs de l’énergie, très impopulaire, suscite déjà la grogne de la population qui commence à se manifester avec la première marche contre la cherté de la vie cette semaine dans la ville de Tighzirt, à une quarantaine de kilomètres au nord de Tizi Ouzou.

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