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Nationale

L’inflation en continuelle hausse

L’inflation en continuelle hausse

On a beau annoncer à plusieurs reprises que la chute des prix des hydrocarbures, principal pourvoyeur en devises des caisses de l’Etat, n’allaient pas influer sur les marchés de consommation locale.

Les faits sont bien là et la publication des chiffres par l’Office national des statistiques ne laisse plus de doute quant au taux d’inflation qui a fini par prendre de court toutes les prévisions, la logique économique étant inflexible. En une année, l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel a été de 6,1% jusqu’à fin juillet 2017 en comparaison de la même période de l’année précédente, est-il annoncé.

Pour plus de précision, notons que l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel à juillet 2017 est le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte de 12 mois allant d’août 2016 à juillet 2017 par rapport à la période allant d’août 2015 à juillet 2016.

Le taux d’inflation avait atteint, en 2016, 5,9%. En 2015 (août 2014 à juillet 2015) 4,8%, en hausse de près de 1,9 par rapport à 2014, période durant laquelle l’inflation avait été chiffrée à 2,9%. Des chiffres en hausse qui reflètent les contours financiers de la crise, qui semble prendre le dessus sur les prévisions les plus optimistes des lois de finance et celles des lois de finances complémentaires.

Pour ce qui est des chiffre mensuels, ceux de juillet 2017 précisément, il y a lieu de noter que s’il y a un secteur qui semble avoir réalisé une croissance salvatrice pour l’économie, c’est bien celui de l’agriculture. Ce dernier est pour une grande partie à l’origine de la baisse des prix des biens alimentaires, selon les chiffres publiés par l’office.

Il ressort, en effet, que la variation mensuelle des prix à la consommation, c’est-à-dire l’évolution de l’indice du mois de juillet 2017 par rapport à celui du mois de juin de la même année, est de -1,4%. Une baisse rendue possible grâce notamment aux biens alimentaires. Les prix de ces derniers ont baissé de près 3.3% induits particulièrement par la chute des prix des produits agricoles frais.

Ne dit-on pas qu’à « quelque chose malheur est bon ? ». Les récents et vains appels au secours lancés par les agriculteurs, notamment à l’ouest du pays pour sauver leur récoltes les avaient, en effet, poussés à « brader « leurs produits, ce qui semble en tout cas avoir été à l’origine des chutes des prix des produits agricoles frais qui, au vu du climat torride qui sévit depuis la fin du mois de juin peu amène envers les humains ne pouvait épargner les végétaux.

Le manque de moyens de conservation est pour beaucoup à l’origine de cet état de fait. Si l’agriculture aux portes du grand désert a pris une envolée ces dernières semaines, la politique de stockage et de conservation semble quant à elle à la traîne et les moyens présentement mis à la disposition des agriculteurs restent en deçà des aspirations.

Un état de fait qui semble aussi être à l’origine d’une décroissance de près de 7,4% traduisant une baisse des prix de certains produits, notamment des fruits (-47,8%) et de la pomme de terre (-10,9%).

Cependant, des hausses sont enregistrées, essentiellement pour les légumes (+5,7%) et la viande blanche (+4,0%). Les prix des produits alimentaires industriels enregistrent eux aussi une hausse de 0,8%. Pour les autres produits de consommation, l’Office national des statistiques annonce que pour les produits manufacturés l’évolution a été de +0,2%, alors que les services accusent une stagnation.

Par groupe de biens et services, les prix de l’habillement-chaussures enregistrent une hausse mensuelle de 0,2%, ceux des meubles et articles d’ameublement, +0,1% et ceux du groupe divers, +0,6%. Le reste se caractérise par des stagnations, est-il encore précisé.

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