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Nationale

Limogeage en série au complexe d’El Hadjar

Limogeage en série au complexe d’El Hadjar

L’entreprise publique Sider El-Hadjar est en train de faire peau neuve pour « rattraper le déficit accusé et restituer sa stabilité et son équilibre financier » tel indiqué par son nouveau PDG Réda Belhadj.

Ainsi deux cadres dirigeants du staff du complexe sidérurgique d’El-Hadjar ont été démis de leurs fonctions pour des actes de mauvaises gestions. Il s’agit d’Akacha Mohamed-Cherif, directeur des ressources humaines et de Kemouni Ghabeche, directeur de la sécurité interne. 

Ils ont été remplacés par Bouguendoura Mohamed-Cherif qui sera désormais le directeur des ressources humaines (DRH) et Kader Sofiane qui sera à la tête de la direction de la sécurité interne du complexe sidérurgique d’El-Hadjar et des filiales. Un poste important, surtout quand on sait que le complexe sidérurgique d’El-Hadjar a fait plusieurs fois l’objet de vols dont le dernier est la disparition de trois kilomètres de câbles électriques de haute tension qui alimentaient deux unités, entre autre celui de l’unité de préparation des matières et aggloméré (PMA), et de l’unité Atelier maghrébin de la transformation de la matière première (AMM).
La valeur de ces câbles est estimée à plus de 4 milliards de centimes.
Ce vol a été qualifié de sabotage par le groupe des industries métallurgiques et sidérurgique-Algérie (Imetal), société mère du complexe sidérurgique d’El-Hadjar.
Selon Tarek Bouslama, PDG du groupe Imetal, les deux unités forcées à l’arrêt par un acte de sabotage sont aujourd’hui fonctionnelles grâce à l’utilisation d’un câble récupéré à partir d’une ancienne installation.
Une plainte a été déposée au niveau de la gendarmerie de Sidi Amar et l’affaire est aujourd’hui au niveau de la justice.
Lors du dernier Conseil d’Administration de Sider El-Hadjar, il a été aussi décidé la fin de fonction d’Acheraf Eddine Sikiou, directeur des unités TPL, et de Lotfi Trabelsi, directeur de la maintenance et de la réparation.
Selon des indiscrétions, plusieurs têtes de cadres dirigeants de Sider El-Hadjar risqueront de tomber dans les prochains jours.
Pour rappel, l’Etat algérien avait investi plus d’un milliard de dollars pour la relance du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, un fleuron de notre industrie nationale.
Mais au lieu de gérer pour générer des bénéfices, le dernier bilan de Sider El-Hadjar est catastrophique, soit un déficit de 14 milliards de dinars. Une situation inacceptable qui devrait nécessiter des enquêtes approfondies.

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