-- -- -- / -- -- --


Nationale

Ligne ferroviaire minière Ouest : Les défis de ce projet d’envergure  

Ligne ferroviaire minière Ouest : Les défis de ce projet d’envergure  
Une ligne stratégique. 

La ligne minière Ouest, qui devrait entrer en exploitation à la fin de ce mois de janvier, est conçue pour le transport de 50 millions de tonnes par an de minerai de fer et 25 millions de tonnes de produits transformés. C’est ce qu’a indiqué le directeur central de l’Agence nationale des études et du suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), Nabil Boubaya, qui est revenu sur les défis de réalisation de cette ligne stratégique mais aussi sur le programme national de développement et de modernisation du réseau de transport ferroviaire, auquel l’Algérie a consacré une enveloppe financière de 2 400 milliards de dinars.

 

C’est un nouveau défi qui est relevé avec la concrétisation de la ligne minière Ouest reliant Oran et Arzew à Gara Djebilet via Béchar et Tindouf, réalisée principalement par des compétences algériennes. « Cette ligne a été réalisée dans sa grande partie par des compétences algériennes et surtout grâce à l’implication et la coordination de toutes les parties concernées », a affirmé hier le directeur central à l’ANESRIF dans sa déclaration à la Radio nationale, notant que cette nouvelle voie compte des lignes déjà exploitées mais surtout une nouvelle ligne. « La ligne minière Ouest compte des lignes déjà exploitées que nous avons modernisées, lesquelles vont être modernisées davantage, mais surtout la nouvelle ligne reliant Béchar, Tindouf et Gara Djebilet », a précisé M. Boubaya, se félicitant du travail accompli, notamment grâce au respect des délais fixés. C’est un grand pas en avant que le pays a franchi à travers la réalisation de cette ligne, conçue pour le transport de 50 millions de tonnes de minerai de fer et 25 millions de tonnes de produits transformés annuellement, eu égard à l’impact social et économique de cette réalisation.

« La concrétisation de ce projet est en lui-même un défi. Il y a le défi géographique, technique, mais surtout celui du respect des délais », a souligné le responsable, précisant que la réalisation de cette ligne s’est faite en trois phases, et qu’il y a eu aussi l’utilisation, pour la première fois, du train de pose.

Boubaya a, par ailleurs, exposé dans son intervention le programme national de développement et de modernisation du réseau ferroviaire national, lequel s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique visant à soutenir le développement économique et social. Il a ainsi fait savoir que le réseau national s’étend sur 5 738 km à travers les différentes wilayas du pays, après l’intégration de la ligne minière Ouest, alors qu’il y a six ans, il ne dépassait pas les 4 000 km. « Nous avons réalisé de nouvelles lignes sur une distance de 1 700 km », a-t-il précisé, lesquelles sont d’un appui économique et social considérable, en sus de contribuer au développement régional.

Le coût de ces réalisations s’élève à environ 2 400 milliards de dinars, a précisé M. Boubaya, signalant les principaux avantages du transport ferroviaire, dont la réduction des coûts de transport, la possibilité de son utilisation en situation d’urgence pour assurer un acheminement rapide des approvisionnements, ainsi que sa contribution à la diminution des embouteillages.

 

 

Connecter tout le pays au réseau ferroviaire

 

Le directeur central à l’ANESRIF a tenu à souligner que les efforts du développement du réseau ne sont plus centrés sur le nord du pays et que les projets ferroviaires ne se limitent plus à cette région, mais s’étendent désormais aux Hauts Plateaux et aux wilayas du Sud, exprimant l’espoir d’atteindre l’extrême Sud et de relier l’ensemble des régions du pays par un réseau ferroviaire équilibré dédié au transport des voyageurs et des marchandises.

Il a, dans ce sens, fait savoir que le programme de développement du réseau ferroviaire repose sur plusieurs axes majeurs. En sus de la ligne minière Ouest, prête à l’exploitation après la réussite des essais techniques, il s’agit de l’axe Nord, long de 1 822 km, reliant l’est à l’ouest du pays, où plusieurs projets de modernisation ont été réalisés afin d’assurer le dédoublement des voies, l’augmentation de la capacité de transport et la modernisation des systèmes de signalisation et de communication. L’axe des Hauts Plateaux, d’une longueur de 1 046 km, dont il ne reste que 73 km en cours de réalisation, avec une réception prévue en 2026, permettra de relier les Hauts Plateaux de Tébessa à l’est à Sidi Bel Abbès à l’ouest. Il s’agit également de la ligne minière Est, laquelle s’étend sur 422 km, destinée au transport du phosphate et de ses dérivés, dont plusieurs tronçons devraient être réceptionnés au cours de l’année en cours, parallèlement à l’achèvement de la modernisation de la signalisation et de l’électrification.

Il a, en outre, évoqué l’axe Est, reliant les ports de Skikda et de Jijel (port de Djen Djen) à la ville de Touggourt, avec un prolongement programmé ultérieurement vers Hassi Messaoud, ainsi que l’axe Centre, reliant Alger à Tamanrasset. Considéré comme étant un axe stratégique, certains tronçons sont déjà entrés en exploitation, alors que les travaux se poursuivent sur d’autres tronçons et que les études sont finies, selon les explications du même responsable.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email