-- -- -- / -- -- --
Monde

Libye: Une force sous AlSaraj pour contrer Haftar

Libye: Une force sous AlSaraj pour contrer Haftar

Une nouvelle force de sécurité a été mise en place par le Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale libyen présidé par Faïz Al-Seraj pour lutter contre les groupes armés y compris ceux dirigés par le Marechal Khalifa Haftar.
Cette force créé en mai dernier par décret dont le jeune indépendant détient une copie sera basée à Tripoli et devrait renforcer l’armée sous son commandent dans la capitale libyenne.
Cette nouvelle force spéciale a pour but d’effectuer des missions sécuritaires engagées le gouvernement de Tripoli dans le cadre de la lutte contre le crime organisé et le banditisme notamment le trafic en tous genres (drogue, armes, carburant), mais également la protection des frontières et des points d’accès frontaliers, ainsi que l’échange d’informations avec les autres corps armés libyens.
Cette armée s’occupera aussi des enquêtes, de la poursuite des bandes armées et des organisations terroristes ainsi que du démantèlement de leurs sources de financement.
Le nouveau corps armé pour la lutte contre le crime organisé en Libye veillera à mettre en œuvres les mesures sécuritaires adoptées par le Conseil présidentiel, afin de sécuriser les élections législatives et présidentielles du 10 décembre prochain, les fêtes nationales et toutes les cérémonies officielles et non officielles autorisées par le gouvernement.
Cette armée devra aussi collabore avec les organismes et institutions nationales et internationales spécialisées dans la lutte contre le crime organisé, le trafic et le blanchiment d’argent mais également l’immigration clandestine. Il aura également pour mission de contrôler les réseaux sociaux à travers le recours aux nouvelles technologies en vue de prévenir contre tout danger qui menacera la stabilité de la Libye. Cette force bénéficiera d’un budget spécial incluant tous les biens et avoirs saisis aux groupes armés et bandes organisées conformément à la loi libyenne. Ce budget sera versé dans une banque locale qui sera désignée prochainement. Il est a souligné que la composante de cette unité spéciale demeure inconnue, qui sera en charge de ce corps armé, le nombre des militaires qui y seront affectés n’a pas encore été annoncé. Des sources médiatiques libyens évoquent la participation de la Turquie et du Qatar dans le financement et la formation de ce corps qui sera dirigé contre le Marechal Haftar notamment au cas où il refuserait de se joindre à la lutte contre le terrorisme en Libye et le mettre ainsi face à ses responsabilités aux yeux de la communauté internationale. Dans la conjoncture actuelle dans laquelle se trouve la Libye, ce corps aurait-il les moyens nécessaires de contrer les groupes armés présents dans le pays, et faire face à la menace terroriste ? a-t-elle pour but de faire face exclusivement au Maréchal Haftar et les forces parallèles de l’Est présidées par Faraj al-Hassi. La Libye s’enfonce un peu plus dans la crise avec un nouveau bras de fer entre autorités politiques rivales, le maréchal Haftar ayant annoncé le 25 juin que les installations pétrolières contrôlées par son armée seraient désormais gérées par les autorités parallèles, basées à l’est du pays et opposées au gouvernement reconnu par la communauté internationale. Déchirée par une lutte de pouvoir acharnée et plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux entités rivales : le gouvernement d’union nationale (GNA), issu d’un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, basé à Tripoli, et un cabinet parallèle installé dans l’est du pays. Ce dernier est soutenu par l’« Armée nationale libyenne » (ANL), force paramilitaire autoproclamée dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays, qui tente désormais de s’emparer de la gestion du pétrole, la source majeure de revenus. Dans un geste de défiance, Khalifa Haftar a annoncé le 25 juin que toutes les installations sous le contrôle de son « armée » seraient remises à la Compagnie du pétrole du gouvernement parallèle basé dans l’est. En réaction, le GNA a appelé ce 26 juin le Conseil de sécurité de l’ONU à bloquer « toute tentative de vente illégale de pétrole ». « Remettre les terminaux pétroliers à une entité qui n’est pas légitime ne fait qu’exacerber les tensions, nuit au processus d’entente et incite à la discorde et à la division », a affirmé le gouvernement dans un communiqué. L’ANL contrôle notamment les quatre terminaux du Croissant pétrolier (nord-est), en plus du port de Hariga, à Tobrouk, près de la frontière égyptienne, par lesquels l’essentiel du pétrole libyen est exporté. Jusqu’ici, ces sites sont gérés par la compagnie pétrolière nationale de la Libye (NOC) basée à Tripoli, chargée des exportations conformément à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Les revenus du brut ont été gérés jusqu’ici par la Banque centrale dépendant du GNA et basée à Tripoli, qui se charge de « redistribuer l’argent dans toutes les régions et institutions », y compris dans les zones sous contrôle des autorités parallèles, a assuré devant la presse le vice-Premier ministre du GNA, Ahmed Meitig. Chacun des deux camps rivaux dispose de sa banque centrale et de sa « compagnie nationale » de pétrole, mais la communauté internationale ne reconnait que celles qui dépendent du GNA.
Par ailleurs, les forces de Haftar s’apprêtent à conquérir Derna, le fief de Daech  d’où partent les attaques terroristes contre Benghazi et les sites petroliers à l’Est.

L’armée nationale libyenne, l’ANL, auto-proclamée et dirigée par le maréchal Khalifa Haftar a annoncé avoir pris 75% de la ville de Derna, jusque-là aux mains des jihadistes. Rentrée dans la ville lundi 4 juin à l’aube, l’ANL domine désormais plusieurs lieux stratégiques, dont le port de la ville.
Les combats se sont concentrés mardi 5 juin autour du port de Derna et de la base navale mitoyenne. Après quelques heures d’affrontements, l’ANL s’est emparée au total de cinq sites stratégiques. Les affrontements se déroulent désormais dans le centre-ville.Selon des habitants de Derna, l’électricité est coupée, les communications difficiles. Et les bombardements, très intenses, durent depuis trois jours. Toujours selon ce témoin, l’ANL maîtrise plusieurs quartiers centraux de Derna. La majorité des civils n’a pas fui ses habitations.
La prise de Derna permettrait à Haftar d’envisager une eventuelle alliance avec les forces de Misrata qui ferait balancer le rapport de force en sa faveur lui ouvrant ainsi le chemin vers Tripoli à condition d’acquerir le soutien des tribus du sud libyen.


 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email