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Nationale

Libye : l’option algérienne

Libye : l’option algérienne

Seul un dialogue sans exclusive entre tous les Libyens, ponctué par une réconciliation, serviront en tant qu’option idoine pour résoudre la crise qui se secoue le pays voisin depuis bientôt six ans.

C’est la philosophie prônée avec conviction et défendue sans relâche par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des Etats arabes Abdelkader Messahel, qui effectue depuis hier une visite en Libye.

C’est à Al Bayda, dans l’est libyen, que Messahel a atterri pour une visite de travail qui le mènera dans différentes régions du pays dans le cadre des efforts consentis par l’Algérie pour soutenir le processus politique de règlement de la crise libyenne.

En raison de son poids diplomatique et de son talent de médiateur, Messahel a été accueilli à l’aéroport international de la ville par une plusieurs personnalités locales. L’importance de Messahel dans le règlement du conflit libyen n’est plus à démontrer, étant donné que la succession des échecs pour le règlement de la crise par les armes a convaincu les acteurs libyens de l’option défendue jusque-là la par le diplomate algérien.

C’est ainsi qu’il sera accueilli durant son périple par l’ensemble des acteurs politiques et militaires. En premier lieu, le président du Parlement libyen, Saleh Aguila, qui s’est entretenu hier dans la ville d’Al Bayda avec Messahel sur les moyens de relancer rapidement le processus politique en s’appuyant sur la mise en œuvre de l’Accord politique libyen, en suspens depuis septembre en raison des affrontements sur le terrain entre les troupes dirigées par Abdelfatah Haftar et les troupes loyales au gouvernement libyen dirigées par Faiz Seradj issu justement de l’accord politique.

Les efforts de la diplomatie visent ainsi à rapprocher les positions entre les frères libyens en vue de parvenir à une solution politique permanente à la crise à travers un dialogue inter-libyen inclusif, et à une réconciliation nationale susceptibles de préserver l’intégrité territoriale de la Libye, sa souveraineté, son unité et la cohésion de son peuple.

En avril 2016, Messahel s’était rendu à Tripoli dans le cadre d’une visite, première du genre d’un ministre arabe et africain après l’installation des membres du gouvernement d’union nationale à Tripoli.

Lors de cette visite, il a réitéré le soutien de l’Algérie pour le rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Libye. L’émissaire onusien pour la Libye, Martin Kobler, avait qualifié la visite de Messahel de « message de soutien fort à la stabilité de la Libye ».

Dès le début de la crise libyenne, l’Algérie a prôné le processus politique et pacifique, encouragé les Libyens à entamer un dialogue franc et inclusif et appelé à la formation d’un gouvernement d’union nationale à Tripoli pour relever les défis institutionnels, politiques et sécuritaires.

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