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Libye : L’ONU appelle les parties libyennes

Libye : L’ONU appelle les parties libyennes

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Bernardino Leon, a appelé jeudi les responsables respectifs de la Chambre des représentants et du Congrès national général à conclure l’accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale pour mettre fin à la souffrance de la population libyenne.

M. Leon, remplacé dans sa mission par le diplomate allemand Martin Kobler, a rappelé dans son dernier rapport devant le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une réunion sur la Libye, qu’au terme de près d’une année de négociations, il était parvenu à arracher un accord sur un gouvernement d’union nationale, soulignant que les participants sont parvenus à “un consensus concernant une liste de six personnes amenées à former un gouvernement d’entente nationale : le Conseil présidentiel “.

Bien que cette proposition ait été saluée comme une avancée majeure dans le processus de dialogue, elle a ensuite suscité une forte opposition dans certains milieux, notamment au sein de la Chambre des représentants, en raison de ce que cette dernière a perçu comme une représentation inadéquate de l’Est du pays, en particulier de Benghazi”, a expliqué M. Leon, ajoutant qu’au cours des trois semaines qui ont suivi l’annonce du consensus, l’ONU a travaillé intensément avec les parties afin de résoudre ces questions liées à la représentation.

 Il a en outre rappelé que, malgré le dépassement de la date limite du 21 octobre, les principales parties prenantes n’ont toujours pas signé d’accord politique ou manifesté formellement leur approbation quant à la composition du Conseil présidentiel. Je l’ai répété à plusieurs reprises devant ce Conseil : il ne peut y avoir de paix viable en Libye sans l’engagement constructif de toutes les parties”, a-t-il insisté, soulignant notamment l’importance de la participation aussi bien de la Chambre des représentants que du Congrès national général. 

M. Leon a affirmé, dans ce dernier rapport, que la majorité des membres de ces deux institutions ont exprimé dans des lettres leur détermination à soutenir le résultat du dialogue inter-libyen.

Dans l’intérêt de la défense du processus démocratique et afin de garantir l’unité institutionnelle du pays, je demande instamment aux leaders de la Chambre des représentants et du Congrès national général d’écouter les appels au sein de leurs chambres respectives, ainsi que ceux du peuple libyen, et de renoncer à toute autre tentative et manúuvre visant à entraver le processus démocratique ou à saper les acquis du processus de dialogue”, a appelé le Représentant spécial. M. Leon a rappelé que l’accord proposé n’a jamais eu vocation à résoudre tous les problèmes de la Libye, mais a pour but de poser les bases d’une transition politique dans le pays.

Il a en outre rappelé aux membres du Conseil l’urgence d’un accord de paix, non seulement pour mettre fin à la souffrance de la population civile, mais aussi pour enrayer la montée du terrorisme et de l’extrémisme dans le pays, à laquelle contribue le conflit actuel.

Par ailleurs, l’ambassadeur libyen auprès des Nations unies, Ibrahim Dabbashi, a affirmé jeudi qu’un accord sur la formation d’un gouvernement d’unité nationale en Libye est “imminent” et pourrait être finalisé d’ici la fin du mois. Lundi dernier, l’Algérie, l’Egypte et l’Italie ont convenu à Alger de poursuivre leurs concertations autour de la crise libyenne à travers les rencontres communes dans le cadre des efforts pour le règlement du conflit dans ce pays par le dialogue inclusif devant aboutir à une décision souveraine impliquant toutes les parties libyennes.

A ce propos, le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a affirmé que le projet d’accord politique onusien pour le règlement de la crise libyenne est “suffisamment consensuel” et “rassurant”, appelant les parties libyennes à “placer l’intérêt du peuple libyen au dessus de toute considération” de manière à “réaliser les aspirations du peuple libyen à une vie digne, à la paix et à la quiétude”. La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de l’ancien régime de Maammar El Gueddafi en 2011.

Deux autorités politiques se disputent le pouvoir depuis l’an dernier, l’une basée à Tripoli contrôlée par des milices et l’autre basée à Tobrouk, dans l’est, la seule reconnue par la communauté internationale.

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