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Nationale

Libye: Les Algériens fuient les combats par Ras Jedir

Libye: Les Algériens fuient les combats par Ras Jedir

Le ministère algérien des Affaires étrangères a mis tous les moyens en place afin de faciliter le passage des Algériens de la Libye vers l’Algérie par la Tunisie, selon une déclaration du consul général d’Algérie, hier, sur Shems FM, une radio tunisienne. Habbak Manaa a annoncé que les autorités algériennes ont demandé aux consulats en Tunisie de faciliter le passage des Algériens de la Libye par le poste frontalier tunisien de Ras Jedir.

De même qu’il a été demandé au consul général d’Algérie à Ras Jedir de collaborer avec les autorités tunisiennes pour assurer les déplacements et le logement de ses citoyens. Le consul a également indiqué que la collaboration et le renforcement sécuritaire se poursuivent entre l’armée tunisienne et l’armée algérienne afin de lutter contre le terrorisme. Il a ensuite ajouté que les responsables sécuritaires et les diplomates tunisiens et algériens sont toujours en contact pour veiller à y faire face.
Pour rappel, lors de la récente réunion extraordinaire, à Tébessa, le 22 juillet dernier, entre le chef du gouvernement tunisien, Mehdi Jomaâ et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, quelques jours après l’attaque meurtrière contre l’armée tunisienne à Chaâmbi, il a été fortement question de la «vie de la bande frontalière commune» et de la «dynamisation des programmes et des projets de développement qui y sont initiés au bénéficie des deux peuples». Cette relance passe d’abord par le traitement du problème sécuritaire.

Il y aurait quelque 2 500 gendarmes algériens qui s’occuperont de «boucler et sécuriser toutes les routes et chemins menant à la frontière et effectueront des missions de renseignement et d’observation du côté algérien». Le gros des troupes algériennes sera engagé du côté tunisien. Il sera composé de plusieurs sections de commandos de chasse, d’infanterie motorisée, d’un détachement d’artillerie mobile et d’un détachement du génie militaire qui se chargera de veiller au déminage de la zone, ainsi que de l’ouverture de routes sécurisées dans les maquis.

L’infanterie motorisée, équipée de blindés légers, s’occupera de cerner le mont Chaâmbi avec les soldats tunisiens en formant des cercles concentriques totalement hermétiques. Les commandos de chasse serviront d’éclaireurs et détermineront les lieux probables dans lesquels les terroristes se terrent. Ils seront accompagnés de guides locaux et de membres du GFS (groupement des forces spéciales) de l’armée de terre tunisienne. L’opération touchera toutes les wilayas algériennes frontalières et le Gouvernorat de Kassrine du côté tunisien.

C’est un territoire de 10.000 km² qui va être traité avec une attention particulière pour le djebel Chaâmbi et au mont lui-même qui occupe tout de même quasiment 1000 km2. Depuis la chute de Ben Ali il y a trois ans, la zone est sous tension et l’armée tunisienne lutte contre les groupes terroristes. Bombardements, opérations terrestres, interventions régulières, jusqu’à maintenant les forces tunisiennes n’ont pas réussi à déloger les groupes terroristes.

De l’autre côté de la frontière, l’armée algérienne lutte aussi contre les hommes armés présents dans la zone mais pour le moment ils sont toujours là. Il faut dire que les terroristes ont miné toute la zone montagneuse afin de se protéger. Alors que la situation est en train de se dégrader en Libye voisine, la Tunisie et l’Algérie ont bien l’intention de ne pas laisser les terroristes affluer vers leurs territoires et étendre leurs attaques. Cette opération conjointe, qui devrait débuter sous peu, n’a en revanche pas de durée définie. Il est possible qu’elle s’étale sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

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