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Nationale

Liberté provisoire refusée pour Hadj Djilani

Liberté provisoire refusée pour Hadj Djilani

Les juges de la chambre d’accusation de la cour d’Alger ont refusé mercredi tard dans la journée la demande de la liberté provisoire sollicitée par les avocats constitués au profit de la productrice Hadj Djilani Samira.

Les juges de cette chambre qui contrôle le travail des juges d’instruction des sept tribunaux relevant de la compétence de la cour d’Alger, ont jugé que la mise en cause ne remplit pas les conditions relatives à la liberté provisoire.

Ils ont par ailleurs estimé qu’une telle mesure peut entraver le bon déroulement de l’instruction judiciaire d’autant plus que l’intéressée n’a pas encore été auditionnée dans le fond des inculpations retenues contre elle. Pour rappel, dans le cadre de la lutte contre la corruption et la malversation, le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs a décidé le 1er mai dernier, de placer en détention provisoire, la productrice cinématographique Samira Hadj Djilani, à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach.

La concernée est poursuivie pour plusieurs chefs d’inculpation entre autres, abus de fonction, trafic d’influence, dilapidation de deniers publics dans le cadre de la mission qui lui a été confiée. La mise en cause est également inculpée pour blanchiment d’argent en procédant au transfert illégal de capitaux en devises vers l’étranger.

L’ex-directrice centrale du ministère de la culture au temps de l’ex-ministre Azzedine Mihoubi faisait l’objet d’interdiction de sortie du territoire national par le magistrat instructeur sur demande du procureur de la République du tribunal de Bir Mourad Rais. Samira Hadj Djilani est le deuxième cadre du ministère de la culture ayant été placée en détention provisoire après Khalida Toumi, l’ex-ministre du secteur qui a été elle aussi incarcérée à la prison d’El Harrach pour des faits qui relèvent du droit pénal.

Le point commun entre ces deux ex-cadres, c’est qu’elles entretenaient de bonnes relations avec l’ancien Président de la République Abdelaziz Bouteflika, déchu après le soulèvement populaire du 22 février dernier. Il convient de signaler que les avocats de la défense constituée au profit de la productrice cinématographique Samira Hadj Djilani ont introduit au lendemain de l’incarcération de leur cliente, un appel contre l’ordonnance du juge d’instruction relative à sa mise en détention provisoire.

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