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Nationale

Liberté de culte : «Le rapport américain n’est pas objectif»

Liberté de culte : «Le rapport américain n’est pas objectif»

Le ministère des Affaires étrangères (MAE) a exprimé son mécontentement vis-à-vis du contenu du rapport du Département d’Etat sur les libertés religieuses en Algérie en 2015. Le MAE déplore que ce dernier n’ait pas été objectif dans le traitement de la réalité de l’exercice de la liberté de religion et de culte en Algérie.

Réagissant à travers un communiqué, le département de Ramtane Lamamra fait remarquer que ce rapport a regrettablement choisi d’ignorer trois éléments pertinents, à savoir « l’ordonnance 06-03 du 28 février 2006 fixant les modalités d’exercice des cultes autres que musulman qui traduit le profond respect de l’Etat pour toutes les religions révélées ».

Le ministère des Affaires étrangères évoque aussi un autre point, il s’agit de l’aide financière de l’Etat au profit des différents cultes pratiqués en Algérie. Il rassure, par ailleurs, que les associations religieuses qui exercent dans la transparence bénéficient, sans discrimination, d’un apport financier de la part de l’Etat qui, entre autres, procède à l’entretien des lieux de culte et à leur restauration.

Le troisième point, selon le MAE porte sur le fait que les personnes désireuses de développer une activité dans la sphère religieuse doivent en avoir la qualité et l’habilitation de leur autorité religieuse de rattachement.

Le département de Lamamra souligne qu’il s’agissait d’une disposition courante dans tous les pays du monde, s’appliquant à tous les cultes, y compris la religion majoritaire en Algérie, l’Islam.

Le ministère des Affaires étrangères exprime enfin sa « disponibilité » à coopérer avec le Département d’Etat américain pour « assurer une meilleure compréhension de la réalité de la pratique des libertés religieuses en Algérie ». 
Il faut rappeler qu’avant la réaction du ministère des Affaires étrangères, Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses avait vivement réagi à ce rapport.

« Nous n’avons pas besoin d’une tierce partie pour nous juger ou nous évaluer ou nous donner des leçons », avait affirmé le ministre en réponse à une question relative à ce rapport qu’il jugeait, par ailleurs, plus ou moins positif.

Par ailleurs, Le MAE s’est félicité des quelques « éléments positifs » mentionnés dans le rapport du Département d’Etat américain. Ce dernier, a salué, « à juste titre », les mesures prises par le gouvernement pour faire respecter les libertés religieuses en Algérie, à la faveur de la nouvelle Constitution promulguée le 6 mars 2016, qui « consacre la liberté de conscience et de religion » dans son article 42, relève le ministère des Affaires étrangères dans son communiqué.

Il a salué également « les actions publiques visant à renforcer le climat de tolérance et d’acceptation des autres religions prévalant au sein de la société et la condamnation des actes terroristes ainsi que le discours religieux extrémiste ».

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