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Les Libanais marquent le 1er anniversaire de la « révolution »

Les Libanais marquent le 1er anniversaire de la « révolution »

Plusieurs centaines de Libanais ont défilé samedi à Beyrouth pour marquer le premier anniversaire d’un soulèvement populaire inédit, déclenché contre une élite politique accusée de corruption et d’incompétence sans toutefois entraîner de véritables changements dans un pays en plein effondrement économique.

Pendant des semaines, la contestation qui mobilisait certains jours des centaines de milliers de personnes, avait réclamé le départ de l’ensemble de la classe politique. Avant que les rassemblements, souvent violemment réprimés, ne s’essoufflent au fil des mois, dans un Liban éreinté par la crise économique.

Samedi, seuls quelques centaines de manifestants ont rallié la place des Martyrs, épicentre de la contestation au centre de Beyrouth, avant de défiler à travers la capitale.

Brandissant des drapeaux libanais et des torches allumées, ils ont convergé en soirée vers le port pour commémorer l’explosion cataclysmique du 4 août ayant fait plus de 200 morts et 6.500 blessés.

Une sculpture en métal représentant une torche, sur laquelle était gravé en arabe « révolution du 17 octobre » a ensuite été allumée à 18H07, heure exacte à laquelle, le 4 août, Beyrouth basculait dans l’enfer.

A Tripoli, ville pauvre du nord devenue une place-forte de la contestation, les manifestants s’étaient mobilisés dès vendredi soir.

Mais la classe politique est toujours là, absorbée par des marchandages interminables pour former un gouvernement et ignorant les appels de la communauté internationale à des réformes.

Le gouvernement de Hassan Diab a démissionné dans la foulée de l’explosion, dont la responsabilité est imputée par une grande partie de l’opinion à l’incurie des dirigeants.

De l’aveu même des autorités, la déflagration a été provoquée par une énorme quantité de nitrate d’ammonium, stockée depuis plus de six ans.

Initialement prévues jeudi, des consultations parlementaires visant à désigner le futur chef du gouvernement ont été reportées d’une semaine par le président Michel Aoun.

« Ma main est toujours tendue pour travailler ensemble et concrétiser les appels à des réformes », a réitéré samedi sur Twitter le président, les contestataires ayant souvent rejeté ses invitations.

Quant à Saad Hariri, ancien Premier ministre qui avait démissionné à l’automne 2019 quand les manifestations battaient leur plein, il se dit désormais disposé à prendre la tête d’un nouveau gouvernement.

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