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Culture

L’hommage aux maîtres

L’hommage aux maîtres

Lors de la cérémonie de clôture de l’exposition Mina al aswat ila nouba, ce vendredi 13 novembre dans la soirée, à la Maison de la culture Malek-Haddad de Constantine, nombre de maîtres de la musique andalouse seront honorés en reconnaissance à leur contribution à la promotion du genre et à la culture.

Avant de terminer la seconde soirée de cette clôture, animée par le récital de malouf de Hamdi Bennani et Abbas Righi, l’ancien élève du maître Kaddour Darsouni, les organisateurs du département Patrimoine immatériel et arts vivants du commissariat de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe ont procédé à l’hommage à plusieurs personnalités de la musique andalouse en Algérie.

Pour leur rôle déterminant dans la préservation du patrimoine musical constantinois et des valeurs artistiques locales et algériennes, seront honorés à titre posthume les maîtres Rabah Bouaziz (1938-2005), Brahim Amouchi (1903-1990), Zouaoui Makhlouf (1913-1973) et Hassan Rahmani (1912-1991).

Egalement le cheikh Mohamed Rachid Boukhouiet, âgé de 85 ans, qui a affirmé avoir entamé sa carrière au sein d’associations musicales dans les années 1930 et 1940. Il précisera que « mon lancement réel dans le monde artistique n’a eu lieu que dans les années 1950 avec plusieurs grands maîtres tels que Raymond Leyris », non sans rappeler avoir créé avec le cheikh Makhlouf Zouaoui l’association Alf leila wa leila et enseigné le solfège pendant 25 ans au conservatoire.

Quant à Rabah Bouaziz, il sera évoqué par son fils Ali, témoignant que son père a fait ses débuts dans le genre chaâbi en 1958, en même temps qu’il activait dans les rangs des scouts musulmans algériens et le Croissant rouge algérien. Rabah Bouaziz s’est attelé à la formation de dizaines de jeunes artistes dont Ahmed Aouabdia et Djamel Ben Semmar au sein de l’association Balabil el andalous.

Durant cette soirée, le parcours d’illustres artistes sera également rappelé, celui de Hocine Bakhouche, auteur de la musique du poème Châab el djazair mouslimoun d’Abdelhamid Ben Badis, Zouaoui Makhoulouf, Hassan Rahmani, Mohamed Khaznadji , cheikh Mohamed El Ghafour , fils de la ville de Nedroma à Tlemcen, le musicologue tlemcenien Hassan Boukli, les regrettés Sadek Bejaoui et Hassan El Annabi. Autant d’hommages rendus avant de clôturer l’exposition Mina al aswat ila nouba (Des voix à la nouba), accessible au large public depuis le 15 août dernier.

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