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Nationale

LF 2017 : l’opulence pour certains, la misère pour d’autres

LF 2017 : l’opulence pour certains, la misère pour d’autres

Les commerçants ont commencé à mettre en application pratiquement toutes les hausses de prix prévues dans le cadre de la loi de finances pour 2017. Où qu’on aille, lorsqu’on les questionne pourquoi ils ont augmenté les prix, on obtient la même réponse.

« Ce n’est pas nous qui avons augmenté les prix », disent les commerçants, « c’est eddoula (c’est l’Etat) », ajoutent-ils. Ainsi, à titre d’exemple, à Tizi Ouzou, on assiste également à cette application de la loi de finances de 2017 chez les commerçants.

L’augmentation vertigineuse des prix a touché presque tous les produits alimentaires, les fruits et légumes particulièrement. Un kilogramme de grenades a été proposé hier, au marché du centre-ville de Tizi Ouzou, à 225 DA. La mandarine, pas plus grosse qu’une bille de ping pong, est proposée 170 DA. Quant aux raisins, ils sont proposés à 370 le kg.

La salade verte à 120 DA, la carotte à 60 DA, les navets à 120 DA. Presque tous les produits ont connu une augmentation. Le poisson, logiquement destiné aux ordures, est proposé à 600 DA le kg. Dans certains cafés, une tasse de café n’est pas cédée à moins de 30 DA. Les tarifs de transport ont connu aussi une augmentation surtout concernant certaines lignes

C’est le cas de la ligne du chef-lieu de Boudjima – gare de Timizart-Loghbar (TiziOuzou). Jadis, le prix était de 50 DA. A présent, il est de 60 DA. Et pour rejoindre la ville des Genêts, il faut encore payer 20 DA. Cela veut dire que le citoyen travaillant à Tizi Ouzou est tenu de dépenser 160 DA en voyage entre l’aller et le retour.

Et s’il prend un sandwich et un café à midi, son salaire journalier est parti. Un sandwich qui n’est en réalité qu’un rogaton n’est pas cédé à moins de 150 DA. Et il semble que ces prix affichés en cette fin d’année ne sont que des prémices pour la dureté de la vie de l’année prochaine.

Par ailleurs, l’annonce du prix du timbre de passeport qui a été revu à la hausse en 2017 commence à faire grincer des dents plus d’un. Son prix actuel, qui est déjà exorbitant puisqu’il est de l’ordre de 6 000 DA, est durement ressenti. Et curieusement, les gens jettent l’anathème sur les députés et non sur le gouvernement.

En effet, il est reproché aux députés, toutes couleurs politiques confondues, de ne jouer que le rôle de « chauffe-chaise » et de « laisse-moi passer à la cantine ». Or, dans la réalité, même le gouvernement a une responsabilité dans cette hausse des prix généralisée qui n’épargne plus aucun produit.

Dure sera la vie des Algériens en 2017. Leurs poches seront encore mises à rude épreuve, encore plus qu’elles ne le sont actuellement et « le gros poisson mangera le plus petit » pour garder l’opulence de son train de vie. 

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