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Nationale

Levée de la suspension à l’importation des arômes: soulagement des producteurs

Levée de la suspension à l’importation des arômes: soulagement des producteurs

La décision de lever la suspension à l’importation des arômes a été bien accueillie par les producteurs locaux, de boissons notamment, qui se sont plaint des retombées du gel de l’importation de certains intrants. C’est par la voix du président de l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab), Ali Hamani, que cette satisfaction a été exprimée.

S’exprimant ce mardi lors d’une conférence de presse organisée au lendemain de la décision du ministère du Commerce, Ali Hamani salue cette décision qu’il a qualifiée de « soulagement ». Il a en outre souligné l’engagement des producteurs locaux quant au maintien du principe de l’intégration dans la filière. « Nous nous sommes engagés à ce que le principe de l’intégration soit maintenu dans notre filière et à maintenir aussi le dialogue engagé avec les fabricants d’arômes, pour un suivi permanent de l’évolution de la situation », a-t-il précisé. C’est dans ce sens qu’une évaluation mensuelle sera réalisée par l’Apab en collaboration avec le consortium des producteurs d’arômes et l’ensemble des filières, afin d’évaluer l’intégration des intrants fabriqués localement. Le but étant d’atteindre 100 % d’intégration et de diminuer ainsi la facture d’importation.

Cette évaluation sera déposée par la suite à la commission de veille interministérielle chargée de la sauvegarde de la production nationale. Hamani est toutefois revenu sur la décision « brusque » du ministère du Commerce en janvier visant l’interdiction d’importation des arômes utilisés dans la fabrication des boissons, des chocolats, des yaourts… « C’est une décision prise sans que nous soyons consultés », a-t-il signalé. « Ce gel a causé beaucoup de perturbations au niveau de certaines unités de production », a-t-il fait savoir. Selon lui, ces entreprises sont contraintes d’importer rapidement les intrants, et ce pour faire face à la demande, principalement au cours du mois de ramadan où la consommation de boissons augmente de 30%. Pour leur part, les producteurs d’arômes en Algérie, au nombre de neuf, « ont la capacité de couvrir plus de 5 fois le marché national avec une capacité de production de 17 000 tonnes pour les émulsions et 30 000 tonnes d’arômes », nous a fait savoir Ziani Abdelwahab, président du consortium des producteurs d’arômes. Une situation considérée par plus d’un comme étant paradoxale. D’un côté la production nationale d’arômes est assez abondante, et de l’autre des producteurs de boissons, notamment, se sont plaint des restrictions sur l’importation de ces intrants. Une situation qui s’explique par le fait que « ce n’est pas un problème de quantité mais plutôt de qualité », nous explique-t-on.

Ziani dit à ce sujet : « Il faut savoir que chaque fabricant à ses spécificités et son empreinte dans son produit, preuve en est l’existence d’une centaine de milliers de parfums ». Le président du consortium des producteurs d’arômes n’a pas caché toutefois son incommodité face à cette levée du gel de l’importation de ces produits. « Nous avons demandé en contrepartie aux autorités une protection de la filière par des droits et taxes ». A entendre les différents intervenants lors de cette conférence, la satisfaction de la demande des producteurs en matière d’arômes n’est qu’une question de temps.

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