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Nationale

L’Etat s’attaque aux têtes de la fitna à Ghardaïa

L’Etat s’attaque aux têtes de la fitna à Ghardaïa

Les deux représentants des têtes de fitna dans les camps ibadite et malikite, à Ghardaïa viennent d’être mis hors d’état de nuire par les services de sécurité.

Kameleddine Fekhar, ex-militant du FFS à Ghardaïa et le salutiste Ahmed Seklabe, un extrémiste de la communauté malékite, viennent d’être appréhendés par les forces de sécurité sur ordre de la justice et en application des mesures prises par le président de la République, visant à extirper les racines de la violence dans l’oasis de Ghardaïa.

En effet, Kameleddine Fekhar, ex-militant du FFS à Ghardaïa, vient d’être arrêté ainsi que plusieurs de ses camarades dans une mosquée du quartier Houache à Ghardaïa.

Ce militant des droits de l’homme ayant proclamé l’autonomie du Mzab venait d’adresser au secrétaire général de l’ONU « un appel de détresse et demande d’une intervention urgente » suite aux événements de Ghardaïa.

Cette arrestation fait suite au mandat d’amener signé jeudi matin par le procureur général de la cour de Ghardaia. C’est lors d’une opération coup-de-poing menée par les forces combinées de l’armée et de la Gendarmerie au niveau des quartiers chauds de Ghardaia, que ces arrestations ont eu lieu.

Par ailleurs, le salafiste Ahmed Seklabe est, lui aussi, entre les mains de la justice algérienne. Cet extrémiste, qui avait brûlé sa carte d’identité sur Youtube, est parti ensuite en Arabie saoudite étudier la charia. Il a incité sur Youtube au meurtre des mozabites, sous prétexte que ce sont des khawaridj.

Dans ces tristes et tragiques événements de Ghardaïa, ce sont les clivages ethniques et religieux qui sont utilisés comme prétexte à la violence et comme alibi pour les « sécessionnistes ».

Ces violences qui sont faites sous couvert de tentatives de sécession, sont en fait l’expression de l’intervention étrangère visant à déstabiliser le pays pour lui faire payer des positions de principe sur les questions stratégiques aussi bien au plan régional qu’international.

Ainsi, Mohamed Abdel Mounim, président de l’Uaodh, considère des organisations comme Amnesty International et Human Watch Rights qui travaillent de concert avec la CIA, sont à l’origine des tentatives de déstabilisation de l’Algérie. Il les accuse de nourrir des clivages ethniques, religieux, identitaires et économiques dans la région pour mettre à exécution leur plan de déstabilisation du pays.

Par ailleurs, le journaliste palestinien Abdel Bari Atwan a tiré la sonnette d’alarme ce jeudi à travers son éditorial publié par son média en ligne Rai Alyoum. « Il y a un plan diabolique qui vise à transformer l’Algérie en une autre Syrie », avertit tout simplement Abdel Bari Atwan, qui a dirigé pendant des années le journal arabophone londonien al-Quds al-Arabi. « L’Algérie est visée.

Et quand nous disons qu’elle est visée, c’est parce que les informations en notre possession sont très fiables. Les promoteurs du scénario sanglant qui est en train de ravager la Syrie veulent l’exporter vers l’Algérie », précise encore celui qui est considéré comme l’un des éditorialistes les plus importants de la presse arabe.

Les partis appellent à la mobilisation

Les graves incidents survenus à Ghardaïa et qui ont fait 25 morts ont été condamnés par des partis politiques, appelant les citoyens de cette wilaya à la mobilisation pour contenir cette situation dramatique.

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a déplore l’aggravation de la situation dans la région en dépit de la mobilisation de l’Etat avec toutes ses instances politiques, exécutives, militaires et sécuritaires pour trouver des solutions satisfaisantes, justes et durables.

Le Rassemblement national démocratique (RND) appelé les autorités à appliquer fermement les lois de la République contre ceux qui recourent à la violence pour attenter à la sécurité des personnes et à leurs biens. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a appelé les autorités à assumer leur responsabilité pour arrêter la fitna et y mettre un terme définitivement.

Il a également appelé la population de la région à faire prévaloir la raison et à respecter le caractère sacré du mois de ramadhan. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a qualifié la situation à Ghardaïa de dramatique, soulignant que la dégradation de la situation depuis deux ans a entraîné des dizaines de morts, (…) sans que les responsables des dérapages soient punis.

Le mouvement Ennahdha s’est dit, quant à lui, extrêmement préoccupé par les développements dangereux et douloureux de la situation à Ghardaïa, ville de ces massacres qui ont coûté la vie à des civils.

Pour sa part, le président de Talaiou El Houriyet (avant-garde des libertés) Ali Benflis, a qualifié ce que vit Ghardaïa aujourd’hui de tragédie nationale et de plaie non pansée pour la nation.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a souligné dans une déclaration la nécessité absolue pour le gouvernement d’agir pour mettre fin aux dérapages dangereux dans cette région.

Pour sa part, le front des forces socialistes (FFS) a réaffirmé dans un communiqué la nécessité d’une démarche incluant toutes les forces vives qui peuvent contribuer à l’apaisement et à la recherche d’une solution durable à cette crise qui endeuille la région et au-delà, toute la nation.

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