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Nationale

L’essentiel éludé après le discours de Bensalah

L’essentiel éludé après le discours de Bensalah

Le message à la nation adressé dimanche par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, n’aura rien révélé d’important, hormis les vœux à l’occasion du mois de Ramadhan. Plus de la moitié du discours était consacrée au mois sacré que les Algériens accueillent, certes, avec foi et ferveur. Pour le reste, du moins les questions brûlantes de l’actualité, rien n’était au registre.

Versant dans des généralités, Bensalah a dû recourir au texte de son premier discours, prononcé quelques instants après qu’il eut pris ses fonctions à El Mouradia. « Nous appelons à un dialogue intelligent, constructif et de bonne foi qui reste l’unique moyen pour construire un consensus fécond, le plus large possible, de nature à permettre la réunion des conditions appropriées pour l’organisation, dans les délais convenus, de l’élection présidentielle », a-t-il indiqué, ce qui a suscité nombre de réactions de la part de l’opinion publique pour qui il ne s’agit que d’un « copié-collé ». Ce discours plus ou moins attendu, dans le sens où certaines fuites évoquaient d’« importantes déclarations », s’illustrait par sa mollesse, relève-t-on dans les milieux politiques et médiatiques. Le chef de l’Etat n’a pas été « agressif » dans ses propos, se contentant de lire un discours où certaines questions brûlantes de l’actualité ont été omises.

Pourquoi Bensalah qui, constitutionnellement, incarne la première personnalité du pays, n’a pas parlé des arrestations de Saïd Bouteflika, du général Toufik et du général Tartag ? Les observateurs estiment que rien ne lui interdisait d’en faire référence et d’en parler, n’était-ce une personnalité jugée« molle ». Revenir sur l’interpellation de ces trois personnesqui, notamment Saïd Bouteflika, avaient carrément les clés du pays à une certaine époque, aurait peut-être apaisé la situation du pays. Mais c’est dommage, souligne-t-on, de ne pas s’étaler sur des sujets qui interpellent la nation, le peuple. Cela est dû sans aucun doute à la personnalité de Bensalah. Il manque de charisme, il a l’air aussi d’être assis sur des braises ardentes. Dans ce « mini » discours qui n’a même pas été précédé de l’hymne national – un fait sans précédent dans les annales de la République algérienne – le président par intérim

s’est étalé sur des aspects que d’aucuns qualifient de « langue de bois ». Il dira cependant que l’objectif est l’échéance électorale du 4 juillet prochain et qui est « le seul à même de mener notre pays vers des lendemains sûrs et prospères pour notre peuple ». « (…) Et seul à même de lui permettre de déjouer les dangers et les desseins hostiles visant à le conduire vers le vide constitutionnel et l’absence de l’État et à l’entraîner ainsi dans la spirale de l’anarchie et la déstabilisation ».

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