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Nationale

L’essence à 25 DA et le gasoil à 19 DA

L’essence à 25 DA et le gasoil à 19 DA

Le prix de l’essence passera à 25 DA le litre et la gasoil à 19 DA, tandis que les factures d’électricité seront plus salées suite à l’augmentation de certains impôts prévus par le projet de loi de finances pour 2016.

C’est ce qu’a fait savoir hier le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa. Intervenant au Forum de la Radio nationale, le ministre a indiqué que ces nouvelles mesures fiscales et taxes visaient à rationaliser la consommation des produits dont le subventionnement pèse lourdement sur le budget de l’Etat.

Le projet de loi de finances pour 2016 (PLF 2016) propose de relever le taux de la TVA pour passer de 7% actuellement à 17% sur la vente de gasoil, sur le gaz naturel lorsque la consommation dépasse 2.500 thermies/trimestre et sur l’électricité lorsque la consommation dépasse les 250 kilowatt-heure/trimestre. Avec ces augmentations, les prix des carburants vont passer à 19 DA/litre pour le gasoil et à 25 DA/litre pour l’essence super.

Pour M. Benkhalfa, l’Etat continuera à subventionner les prix de ces produits tant que la consommation est « raisonnable », mais dès que celle-ci dépasse un certain niveau, le citoyen doit payer ces nouvelles taxes. « Mais malgré cette augmentation, le prix de vente de ces produits (gasoil, électricité et gaz) ne couvrira toujours pas son prix de revient », selon lui, ajoutant que ces nouvelles dispositions fiscales visent aussi à réduire les flux de contrebande aux frontières qui ciblent en particulier les carburants. Par ailleurs, il a rappelé que le PLF 2016 propose de réduire les dépenses budgétaires de 9% par rapport à 2015, une baisse qui concerne les dépenses de fonctionnement. 

Cependant, M. Benkhalfa a assuré qu’« il n’est pas question de réduire les salaires ni de réduire le niveau d’investissement public puisque nous maintiendrons le même niveau du budget d’équipement », lequel se chiffre à 3.176,8 milliards de DA. A rappeler que le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, avait évoqué récemment la possibilité de l’Algérie de recourir à un emprunt bancaire auprès de la Chine pour financer les grands projets nécessitant d’importants financements. 

A une question sur l’opération de bancarisation des fonds informels contre le paiement d’une taxe forfaitaire de 7%, lancée en août dernier dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2015, M. Benkhalfa a indiqué que celle-ci se déroulait dans de « bonnes conditions » mais s’est gardé de préciser le montant collecté jusqu’à maintenant.

En outre, il a réaffirmé qu’en dépit de la baisse drastique des revenus pétroliers, l’Algérie dispose encore d’une marge de manœuvre : « Nous sommes dans une tourmente internationale. Toute l’économie mondiale est affectée, y compris les grandes puissances. Mais pour nous, l’Algérie, nous avons une marge de manœuvre ». 

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