L’Espagne, l’Irlande et la Norvège reconnaissent l’Etat palestinien – Le Jeune Indépendant
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L’Espagne, l’Irlande et la Norvège reconnaissent l’Etat palestinien

L’Espagne, l’Irlande et la Norvège reconnaissent l’Etat palestinien

L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont décidé, mercredi 22 mai, de reconnaître officiellement l’Etat de Palestine.

Il s’agit d’une victoire sans précédent pour le peuple palestinien qui subit depuis le 7 octobre 2023, un épuration raciste et sans précédent menée par l’armée d’occupation israélienne à Gaza. La Slovénie a également entamé la procédure de reconnaissance de l’Etat palestinien, qui pourrait être effective à la fin du mois.

Cette annonce est un nouveau revers pour l’Etat sioniste alors que la cour pénale internationale s’apprête à émettre un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le chef d’Etat major pour génocide tandis que l’Assemblée générale des Nations unies a voté une résolution demandant de faire de la Palestine un Etat membre à part entière de l’ONU.

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait publié en mars avec les chefs des gouvernements de l’Irlande, de la Slovénie et de Malte un communiqué commun dans lesquels ces pays faisaient part de leur volonté de reconnaître un tel État.

L’Espagne et l’Irlande ont été la tête de locomotive de cette initiative depuis janvier dernier, sous une pression populaire de plus en plus hostile à l’Etat sioniste. Les deux pays avaient envisagé dans un premier temps de reconnaître la Palestine en tant qu’État indépendant d’ici juillet prochain.

Le Premier ministre Pedro Sánchez, qui s’affiche comme un fervent défenseur des droits des Palestiniens, voit en cette proclamation de l’Etat de la Palestine comme un moyen d’atteindre une solution mettant fin au conflit vieux de 76 ans et à l’agression israélienne, la plus meurtrière en cours à Gaza .

De son côté, l’Union Européenne a amorcé le dernier virage des contacts avec les dirigeants européens avec lesquels Sánchez a constitué un front servant à endosser la reconnaissance de l’Etat palestinien dans les prochaines semaines.
« Le moment est venu pour la communauté internationale de reconnaître une fois pour toutes l’État de Palestine », avait déclaré Sanchez en novembre dernier.

« C’est quelque chose que de nombreux pays de l’UE estiment que nous devons faire ensemble, mais si tel n’est pas le cas, l’Espagne prendra sa propre décision. », avait mis en garde le chef de file du Parti socialiste espagnol.

“Chacun d’entre nous va à présent entreprendre les étapes nécessaires pour donner effet à cette décision», a indiqué le premier ministre irlandais Simon Harris, saluant un «jour historique et important pour l’Irlande et pour la Palestine».

La reconnaissance de l’État de Palestine par trois pays constitue un moment «historique», a affirmé l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), y voyant «la voie de la stabilité, de la sécurité et de la paix dans la région». Il s’agit de «moments historiques dans lesquels le monde libre triomphe (…) après de longues décennies de lutte nationale palestinienne, de souffrance, de douleur, de racisme, de meurtre, d’oppression, d’abus et de destruction auxquels le peuple de Palestine a été soumis», a déclaré Hussein al-Sheikh, secrétaire général du comité exécutif de l’OLP, sur le réseau social X.

A Bruxelles, Le front composé d’Espagne, d’Irlande, de Pologne, Slovenie ont bénéficié du soutien de Malte et du Luxembourg. L’objectif était de former une « masse critique » capable d’inciter d’autres pays à franchir le pas.
Au total, 139 des 193 États membres des Nations unies considèrent la Palestine comme un État. Parmi ceux-ci figurent des nations européennes telles que l’Islande, la Pologne et la Roumanie, ainsi que des pays comme l’Algérie, la Russie, la Chine et le Nigeria.
Les membres du bloc ont adopté depuis des mois des positions divergentes sur la conduite d’Israël dans l’enclave assiégée.
Mais il n’est pas surprenant de voir l’Irlande, Malte, la Slovénie et l’Espagne prendre la tête parmi les membres de l’UE sur ce front, étant donné leurs positions de longue date en faveur de l’autodétermination palestinienne.

Les quatre gouvernements auraient préféré agir dans le cadre de l’UE, ce qui leur aurait donné beaucoup plus de poids, mais les positions pro-israéliennes de l’Autriche, de l’Allemagne, des Pays-Bas et d’autres font reculer l’idée de consensus.

Dans cette optique, les décideurs à Dublin, Ljubljana, Madrid et La Valette ont démontré que la meilleure voie possible était d’avancer dans ce groupe relativement restreint de membres de l’UE partageant les mêmes idées.
Il est possible que d’autres pays européens se joignent bientôt à ce groupe et acceptent de reconnaître l’État de Palestine, estiment ont des experts.

« Cette décision pourrait déclencher quelques autres reconnaissances, mais je ne m’attends pas à une avalanche », a déclaré Marco Carnelos, ancien ambassadeur italien en Irak. « D’autres États membres de l’UE observeront ce que feront les grands membres comme l’Allemagne, la France et l’Italie. »

Selon Carnelos, il n’y a « aucune chance » que l’Allemagne ou l’Italie sous la direction du Premier ministre Giorgia Meloni acceptent une telle démarche », a-t-il dit.

La Belgique, dont les responsables ont été plus critiques à l’égard de l’agression israélienne ont appelé à des sanctions économiques contre Israël, a déclaré qu’elle envisagerait de reconnaître la Palestine.

La Belgique assure la présidence tournante de l’UE ce semestre et c’est très probablement la raison pour laquelle le gouvernement belge n’a pas rejoint l’Espagne, l’Irlande, la Slovénie et Malte dans leur initiative de reconnaître la Palestine, selon des analystes .
Compte tenu de la position critique du gouvernement belge à l’égard de l’agression sioniste à Gaza, il est probable que la Belgique se joindra au front lorsque elle cèdera la présidence tournante.

La rapporteuse spéciale de l’ONU sur la Palestine, Francesca Albanese, a estimé que le bloc (UE) «devait mettre un terme aux relations commerciales» avec l’entité sioniste afin de «prévenir les crimes de guerre équivalant à un génocide dans la bande de Ghaza assiégée».

Israël bombarde Gaza depuis près de 260 jours dans le but déclaré de neutraliser la résistance mais il s’est avéré que l’Etat hébreu cible délibérément les femmes et les enfants pour décimer la population palestinienne, selon de nombreuses organisations y compris celles de l’ONU.

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