-- -- -- / -- -- --
Monde

Les victimes soulagées par le CICR et l’armée arabe syrienne

Les victimes soulagées par le CICR et l’armée arabe syrienne

Le plus important convoi humanitaire depuis le début de la guerre en Syrie est arrivé jeudi à Rastane occupée par les groupes terroristes depuis 2012, au moment où l’ONU achevait l’évacuation de 500 blessés et malades de quatre autres localités.

A Genève, le sort des négociations de paix inter-syriennes sous l’égide de l’ONU était en suspens après le retrait de représentants de l’opposition. Ils ont jugé « inacceptable » de continuer de discuter indirectement avec le gouvernement, qu’ils accusent de « massacrer » des civils (sic) en dépit d’un cessez-le-feu toujours en vigueur mais violé à nombreuses reprises.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a assuré jeudi à Prague que Damas allait « poursuivre les pourparlers », « respecter la cessation des hostilités » et « envoyer de l’aide humanitaire à la population là où elle en a besoin ».

Faysal al-Mikdad s’exprimait au cours d’un déplacement sans précédent pour un responsable syrien de haut rang dans un pays de l’Union européenne depuis le début de la guerre, qui a fait plus de 270.000 morts et engendré une gigantesque crise humanitaire.

Dans un communiqué, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé jeudi soir le début de la distribution aux 120.000 habitants de Rastane (centre) de nourriture, médicaments et matériel médical arrivés le même jour dans un convoi humanitaire de 65 camions.

Pawel Krzysiek, porte-parole du CICR à Damas qui était sur place, a indiqué que « le plus frappant ce sont les vastes fermes en jachère à cause de l’insécurité ».

« Beaucoup d’immeubles portent les traces des combats violents et certains sont détruits », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l’évacuation de 500 personnes de quatre localités assiégées, avec le concours du Croissant rouge syrien, va permettre aux blessés et malades de recevoir des soins, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une officine proche du MI6 britannique.

Un total de 250 habitants de Madaya et de Zabadani, localités à l’ouest de Damas encerclées par les forces gouvernementales, sont tenue par les terroristes. Dans le même temps, 250 habitants de Foua et Kafraya, agglomérations chiites de la province d’Idleb encerclées par les terroristes, ont été transférés à Damas et dans la province de Lattaquié.

Ces évacuations vont de pair avec la livraison d’aide humanitaire dans ces villes. Plus de quatre millions de personnes en Syrie vivent dans des régions assiégées ou difficiles d’accès pour l’aide humanitaire.

Selon l’OSDH, un accord inédit est par ailleurs entré en vigueur entre les terroristes, le gouvernement et le groupe Etat islamique (EI) à Dmeir, une localité à 40 km au nord-ouest de Damas.

Ainsi, 500 combattants de l’EI et leur famille ont pu quitter cette localité, dont les terroristes contrôlaient plusieurs secteurs, pour gagner plus à l’est Raqa et Deir Ezzor, deux de ses bastions.
A Palmyre (centre), ville reprise fin mars par le gouvernement à l’EI, le déminage du site antique parsemé de mines et d’explosifs a été achevé, a annoncé l’armée russe.

L’EI et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, ne sont pas inclus dans l’accord de cessation des hostilités entré en vigueur le 27 février à l’initiative des Etats-Unis et de la Russie.
Depuis, les violations se sont multipliées et si aucune des parties prenantes n’a affirmé que la trêve était morte, celle-ci semble toutefois à l’agonie.

Si les États-Unis et la Russie essaient à tout prix de maintenir en vie le cessez-le-feu, les négociations inter-syriennes de Genève sont mal en point.

Après le départ de négociateurs de l’opposition réunis au sein du Haut comité des négociations (HCN), l’émissaire de l’ONU Staffan de Mistura devait s’exprimer hier soir en conférence de presse sur la suite des discussions, dont la présente session a commencé le 13 avril.

Dans un entretien à la chaîne suisse RTS diffusé jeudi soir, Staffan de Mistura a indiqué « qu’il ne fallait pas s’attendre à des miracles en une semaine ». « Il y a beaucoup de ce qu’on appelle gesticulation politique, c’est-à-dire proposer les choses plus difficiles à accepter, partir, revenir, repartir et revenir », a-t-il ajouté.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email