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Nationale

Les vétérinaires voient rouge

Les vétérinaires voient rouge

Le corps vétérinaire du secteur public compte renouer avec la protesta. Lassés d’attendre en vain, la prise en charge de leurs préoccupations, les vétérinaires menacent de revenir en force afin de faire pression sur le ministère de tutelle pour qu’il honore ses engagements.

Pour se faire, cette entité syndicale convoquera son conseil national en session extraordinaire les 8 et 9 février prochains, pour évaluer la situation des lieux et prendre les décisions qui s’imposent. Ce syndicat n’a pas omis de dénoncer « le silence mort du département de Sid Ahmed Ferroukhi, qui avait promis auparavant de régler certains dossiers restés en suspens, mais à ce jour, rien n’a été fait ».

Ce syndicat n’a pas écarté le recours de ces fonctionnaires aux mouvements de protestation, à l’échelle nationale. Une situation qui a suscité la colère des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique qui exigent la reprise de la protesta en signe de réponse aux agissements du ministère de tutelle qui continue à ignorer leurs revendications.

Le porte-parole de cette catégorie de fonctionnaires qui est revenue sur leurs revendications, a évoqué le problème de la distinction entre eux et les médecins, « malgré qu’ils comptent le même nombre d’années d’études, » a-t-il affirmé. Ce dernier a qualifié cet acte d’« injuste » à leur égard.

« Comment pouvons-nous expliquer la classification au grade 17 des médecins inspecteurs dans le secteur de la santé publique, alors que les vétérinaires inspecteurs sont au grade 15 », s’est-t-il interrogé. Les vétérinaires déplorent aussi leur interdiction à la promotion. C’est ce qui a aggravé la situation, selon le représentant des vétérinaires. 

« Le ministère de l’agriculture n’a pas ouvert les portes de promotion d’un grade à un autre, alors que c’est un facteur important pour stimuler l’employé à donner de son mieux », a-t-il souligné.

Le représentant de ce syndicat qui se plaint du peu de moyens de logistique pour accomplir leur mission de vétérinaire sur le terrain, réclame l’amendement de leur statut particulier en appelant la tutelle à prendre en considération les propositions du syndicat qui apportent des solutions socioprofessionnelles aux préoccupations de cette catégorie de travailleurs.

Elle exige également « la séparation du service vétérinaire des directions agricoles de wilaya, ainsi que le droit à une formation, la protection médicale et l’amélioration de leurs conditions de travail ». Ce syndicaliste demande également l’application du décret exécutif n°03/178 du 15 avril 2003, qui stipule que tous les corps des différents secteurs, chargés de la surveillance, ont le droit de bénéficier d’une prime de 80 millions de centimes pour l’acquisition de véhicules neufs. 

Le même représentant n’exclut pas que la rencontre prévue au mois de février annoncera des protestations au niveau national, du fait que c’est une revendication émanant de tous les vétérinaires. « Le gouvernement a toujours concerné que l’agriculture est une alternative au pétrole, mais il n’a pas parlé de ceux en charge de ce secteur et de leur statut professionnel », a-t-il signifié.

Ce dernier estime que ça devient plus que nécessaire de prendre en charge les revendications des vétérinaires, avant que ces derniers décident de ne pas participer au nouveau plan du gouvernement. 

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