-- -- -- / -- -- --
Sports

Les Verts, Leekens et Raouraoua, la tête dans le sac

Les Verts, Leekens et Raouraoua, la tête dans le sac

Stade Franceville(Gabon), temps chaud et humide, affluence moyenne, bonne pelouse, arbitrage de Bernard Camille (Seychelles), Abel Baba (Nigeria), Mohamed Ibrahim (Soudan)
Buts : Mandi ( csc 50’), Sliti (64’sp) Tunisie Hanni (90+1)Algérie
Avertissements : Guedioura, Meftah, Ghoulam (Algérie), Maaloul, Abdennour (Tunisie)
Algérie : Assellah, Meftah, Ghoulam, Mandi, Bensebaini, Guedioura ( Abeid 90+1), Bentaleb, Mahrez, Brahim (Bounedjah 74’), Ghezzal (Hani 69’), Slimani
Entraîneur / Georges Leekens
Tunisie : Methlouti (Djeridi 88’), Naguez, Benyoussef, Abdennour , Maaloul, Sassi, Benamor, Sliti, Khazri (Ali Yaacoubi 73’), M’sakni, Akaichi (Khenissi 78’).
Entraîneur : Henryk Kaspercak

Cruelle désillusion et consternation totale dans les quatre coins du pays après la défaite de la sélection nationale algérienne face à son homologue tunisienne (2-1), à l’issue de cette seconde journée du groupe B de la CAN 2017 au Gabon. Une défaite qui fait très mal aux Verts et met à nu encore une fois la gestion du ‘’Baron’’ du football national, Mohamed Raouraoua et les limites d’un entraîneur belge incapable de coacher une sélection, pourtant pétrie de qualités.

Vous avez failli tous les deux messieurs et le public algérien, longtemps berné par vos propos, exigent des comptes avant de vous voir partir le plus tôt possible SVP.

Basta. Le moins que l’on puisse dire après cette amère défaite contre une équipe tunisienne loin d’être un foudre de guerre, mais qui a mérité amplement sa victoire est que les Verts dans leurs petits souliers à Franceville, ont sérieusement hypothéqué toutes leurs chances de qualifications au quart de finale. Les Fennecs n’ont plus leur destin en mains et peuvent d’ors et déjà préparer leur bagages et quitter prématurément cette CAN pour laquelle ils se sont rendus pourtant en favoris.

Quel gâchis ! Raouraoua et Leekens en sont les principaux fautifs et c’est normal aujourd’hui que tout le monde leur tombe dessus. Le premier coupable d’avoir poussé à la sortie à deux sélectionneurs qui ont refusé de subir sa loi et ses choix. Le second pour avoir écarté deux cadres de la sélection nationale à un moment très important.

La mise à l’écart injuste d’un joueur comme Carl Medjani ne peut passer sous silence, outre ses choix tactiques et son coaching trois fois à coté de la plaque. Force est de constater aujourd’hui que les carottes sont bien cuites pour les Verts comme le disait si bien feu Abdellah Benyekhlef.

Il faudra un miracle pour voir espérer voir le sélection nationale composter son billet, sur le fil du rasoir, au nez et à la barbe des Aigles de Carthage, qui seront en position de force face au Zimbabwe au moment où les camarades de l’irréprochable Bensebaini auront fort à faire devant les Lions de la Teranga, sans pression et surtout revanchards . 

D’aucuns parmi les plus pessimistes des fans de la sélection nationale n’auraient imaginé un tel scénario catastrophe pour nos Fennecs, atteints, on aurait dit, de la grippe aviaire à Franceville.

Des Verts auteurs d’un feu de paille qui n’aura duré qu’une dizaine de minutes avant de laisser le terrain à un adversaire plus, entreprenant et qui en voulait plus car atteint dans son amour-propre suite à sa défaite face au Sénégal.

L’embarcation d’El Khedra a connu un naufrage collectif car son commandant en chef n’ pas été à la hauteur. Son coaching est encore une fois remis en cause et le pire est à craindre face au Sénégal et pour le reste des matchs de qualification à la coupe du monde 2018, déjà très mal entamés.

Pris à la gorge par les Algériens qui ont raté des occasions nettes de scorer par Slimani et Guedioura, les Tunisiens ont su laisser passer l’orage pour reprendre du terrain et imposer leur jeu.

Les protégés de Henryk Kasperczak ont su mettre à contribution les nombreuses balles perdues en milieu du terrain, particulièrement par Guedioura, pour asseoir leur suprématie et tenter de prendre l’ascendant.

Ce qui devait arriver arriva juste après la pause pour des Fennecs amorphes et incapables de développer leur jeu. Le maillon faible de cette sélection algérienne a failli encore une fois à sa tâche en encaissant un but contre son camp de Mandi (50’), pourtant irréprochable jusque-là. K.-O. debouts, les Algériens recevront un véritable coup de massue après une énorme bourde de Ghoulam à la 64e minute.

Hors du coup durant la totalité de la partie, alors qu’il était incertain, le défenseur de Naples a commis une erreur de débutant en voulant redonner le ballon de la tête à Asselah, trop loin pour l’intercepter. Akaishi n’en demandait pas tant pour en profiter avant de se faire descendre dans la surface par le latéral gauche des Verts.

Sans la moindre hésitation, l’arbitre de la rencontre, le Seychellois Bernard Camille, a désigné le point de penalty. Sliti s’est chargé d’exécuter la sentence avec brio pour assommer les Fennecs. La réaction des Algériens s’est avérée tardive a commencer par le coach Leekens qui a mis du temps à opérer des changements dans ses rangs, finalement inexpliqués et totalement ratés.

A l’image de cette substitution de Brahimi, le jouer le plus dangereux en seconde mi temps alors que Bentaleb et Guedioura étaient out des le début de la partie. Hanni, rentrée tardivement, réussira sur un service de Guedioura à réduire la marque mais à la 91e minute. Réaction tardive face à des Tunisiens qui ont répondu à l’appel de leur public avec un cœur gros comme ça. Là résidait différence entre les Aigles et les Fennecs.

Ils ont dit :

Georges Leekens (sélectionneur de l’Algérie) 
« On a bien commencé le match mais par la suite, il y a eu des erreurs individuelles. A ce niveau, ça ne pardonne pas. Lorsqu’on laisse la porte ouverte, on reçoit du vent. Des erreurs qu’il faut éviter à l’avenir si l’on veut réaliser de bons résultats. Dans le football, il faut être efficace. »

Henryk Kasperczak (sélectionneur de la Tunisie)
« Contre le Sénégal, on n’a pas eu l’efficacité offensive, mais aujourd’hui, nous avons eu plus de réussite en marquant un but suite à une déviation du défenseur algérien. On a eu de la réussite. Je dirai aussi qu’on a trouvé les ressources mentales et physiques pour faire face à l’équipe algérienne. Ce genre de match, il faut le gagner et non pas le jouer ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email