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Nationale

Les travailleurs de Sonelgaz prévoient une autre grève

Les travailleurs de Sonelgaz prévoient une autre grève

Après le mouvement de grève de trois jours qui n’a pas eu l’écho escompté, le Syndicat national autonome des travailleurs d’électricité et du gaz (SNATEGS) affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique a brandi la menace d’un nouveau mouvement de grève national.

Le SNATEGS appelle les pouvoir publics à ouvrir les portes du dialogue pour trouver un terrain d’entente concernant leurs préoccupations.

Le SNATEGS s’est félicité de la forte mobilisation de ses adhérents, nonobstant les pressions qu’ont subies les travailleurs de l’électricité et du gaz grévistes dans le but de casser leur mouvement de grève.

Toutefois, le SNATEGS dénonce les agissements des forces de l’ordre qui ont réprimé et dispersé les rassemblements de protestation et les marches pacifiques qui ont lieu la semaine passée dans les wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Alger. Dans un communiqué rendu public hier, les travailleurs de l’électricité et du gaz se disent déterminés à poursuivre leur lutte syndicale jusqu’à une prise en charge réelle de leur plate-forme de revendications.

Le SNATEGS rappelle également qu’au dernier jour de la grève, une large adhésion des travailleurs et travailleuses du Groupe a été constatée, signalant l’intervention « directe » des forces de sécurité à l’intérieur même de quelques sièges de directions et d’unités du Groupe Sonelgaz, « par des menaces proférées contre les grévistes, notamment dans la wilaya de Ouargla ». Le taux de suivi de la grève de la « dignité » est estimé à 57 %.

Le taux le plus important a été enregistré durant le troisième et dernier jour dans tout le pays suite aux campagnes d’arrestation et aux menaces proférées à l’encontre des travailleurs et travailleuses du Groupe.

Ce mouvement de protestation a servi à briser le mur de la peur et à affirmer notre totale conviction quant à la nécessité de la réhabilitation du statut des travailleurs et des travailleuses, ainsi que celle de notre société, « rongée par le phénomène de corruption et spoliée par les corrompus ».

Au troisième jour, la capitale a enregistré une forte adhésion au mot d’ordre de grève, avec la sortie de milliers de travailleurs et de travailleuses pour participer au sit-in de la dignité, prévu au niveau de la direction générale du Groupe, à Télémly « Mais les fortes restrictions, l’encerclement du siège du SNATEGS à Bab Ezzouar, le blocage de toutes les issues menant vers Télémly ainsi que l’arrestation de plus 400 travailleurs et travailleuses et leur expulsion du lieu du sit-in, sous la contrainte policière, ont que fait que les manifestants ont changé le lieu du sit-in en allant au siège du ministère du Travail en sa qualité de premier garant du droit du libre exercice de l’activité syndicale en Algérie », lit-t-on dans le communiqué.

Le sit-in a été tenu par environ 130 délégués syndicaux, « lesquels ont été embarqués de force par les forces anti-émeutes dans des bus et conduit par une forte escorte policière vers la gare routière de Kherrouba ».

Le SNATEGS réitère son appel aux autorités pour « l’ouverture du dialogue, l’arrêt du harcèlement exercé sur les délégués syndicaux du SNATEGS, l’arrêt des entraves sur l’exercice des activités syndicales consacrées par les lois de la République algérienne et l’abandon des mesures disciplinaires contre nos délégués ». 

Dans le cas contraire, le syndicat menace d’user de son droit de manifestation et de grève par le lancement d’une nouvelle série d’actions de protestation ainsi que de l’appel à une autre grève nationale, et ce jusqu’à la satisfaction totale des revendications socioprofessionnelles légitimes des travailleurs.

Il convient de rappeler que les travailleurs ont présenté une plate-forme de revendications de 36 points, qui tournent essentiellement autour d’une demande d’augmentation de salaires de 50 %, plus d’équité dans les postes administratifs, sans distinction, plus de chances donnée à l’élément jeune. Les syndicalistes réclament également le libre exercice du droit syndical et une augmentation de la prime de l’Aïd-el-Adha à 60 000 DA.

Ils insistent sur la bonne santé financière du Groupe malgré ce qu’affiche la direction, tout en appelant les adhérents du SNATEG à se mobiliser « à la hauteur de l’événement ». Les syndicalistes préviennent enfin qu’ils sont prêts à aller le plus loin possible dans leur mouvement si la direction de Sonelgaz venait à s’entêter et à continuer à se montrer indifférente.

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