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Nationale

Les tentatives de harraga s’intensifient à Annaba

Les tentatives de harraga s’intensifient à Annaba


C’EST du jamais vu. En moins de 72 heures, soit entre mardi et jeudi derniers,les gardes-côtes relevant de la façade maritime est de Jijel ont intercepté 68 harraga qui tentaient de rejoindre la rive  nord de la Méditerranée.

C’est une véritable ruée vers les iles de Lampedusa et de la Sardaigne (Italie). Ainsi, la toute dernière tentative d’émigration
clandestine s’est déroulée dans la nuit de mercredi à jeudi, où les gardes-côtes ont intercepté 10 émigrants clandestins au
large d’Annaba, à quelque 10 miles de Ras El-Hamra. Tous originaires d’Annaba, ces derniers sont âgés entre 17 et 30 ans. Mercredi dernier, ce sont 46 harraga qui ont tenté de braver le danger
de la mer à bord de trois embarcations.
Arraisonnés au nord-ouest de Ras El- Hamra par les vigiles de la mer, deux groupes de ces passagers clandestins utilisaient deux embarcations artisanales équipées de moteurs de marque Suzuki
de 40 chevaux, tandis que le troisième groupe composé de 15 personnes prenait  le large sur un hors-bord de dernière
génération subtilisé à son propriétaire au niveau du port de pêche La Grenouillère.
Ces émigrants clandestins, originaires aussi de la région d’Annaba, sont âgés entre 17 et 35 ans. Enfin, un autre groupe constitué de 12 harraga, âgés entre 17 et  35 ans, a été intercepté dans la nuit de
lundi à mardi dernier au large d’Aïn Bagrat, commune de Seraïdi. Ce qui porte le nombre de ces émigrants clandestins à 68 en moins de soixante- douze heures. Il est à noter que de nombreux mineurs figurent dans ces trois dernières tentatives de harga. Tous ces
harraga ont été, après visite médicale, présentés le jour même de leur
interpellation devant le procureur de la République près le tribunal d’Annaba pour « tentative d’émigration clandestine », avant d’être relâchés pour comparaître prochainement en citation directe.

Mais que se passe-t-il donc chez ces jeunes qui cherchent avec rage  même au prix de leur vie, à quitter le territoire national ?
Ils ne cachent pas leur réponse, même devant le procureur de la
République qui les questionne : « C’est le chômage, le mal-vivre, la hogra, la non- qualification pour obtenir un crédit d’une banque, l’incertitude arrivé à un certain âge de pouvoir se marier et fonder un
foyer ». Ils ne cachent pas aussi à qui veut les entendre que « tel ami, tel parent, ou untel a réussi dans l’autre rive, et pourquoi pas moi ! ».
Souvent, questionnés par la presse au sortir d’un tribunal, certains d’entre eux, des récidivistes, déclarent vertement qu’ils vont refaire la même aventure si les conditions sont réunies.

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