Prédiction d’un baril à 100 dollars : L’Algérie et sept pays de l’OPEP+ augmentent leur production
En raison de la situation s’embrasement au Moyen-Orient après l’agression américano-sioniste contre l’Iran, les craintes se font ressentir sur des perturbations de l’approvisionnement mondial de pétrole, pouvant induire à une flambée des prix à des niveaux plus vus depuis des années. Des spécialistes prédisent que les cours de l’or noir pourraient atteindre 100 dollars le baril. A ce titre, l’Algérie et sept autres pays de l’OPEP+ (G8) ont décidé un ajustement volontaire de leur production pétrolière, en injectant sur le marché de 206 000 barils par jour à partir du mois d’avril prochain, tout en réaffirmant leur engagement d’adopter une approche prudente en faveur de la stabilité du marché.
Cette décision a été prise lors d’une réunion ministérielle de coordination, tenue par visioconférence, regroupant les huit pays de l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés non membres) mettant en œuvre des réductions volontaires de production, à savoir l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.
C’est ce qu’a annoncé un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines, indiquant la participation le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, à cette réunion.
C’est à la suite d’« un échange approfondi » que la décision de l’OPEP+ a été prise, a-t-on ajouté. Un échange qualifié également de constructif sur « les perspectives à court terme du marché pétrolier international, dans un environnement économique encore empreint d’incertitudes, mais porteur de signes encourageants d’amélioration graduelle », a expliqué le ministère dans son communiqué.
« Les ministres ont relevé que la modération actuelle de la demande, principalement liée à des facteurs saisonniers, devrait progressivement s’atténuer, laissant place à un raffermissement progressif de la consommation au cours des prochains mois ».
Les participants ont réaffirmé, à cette occasion, leur engagement à maintenir des consultations régulières et à agir de manière responsable, coordonnée et proactive, en vue de préserver la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international, selon le communiqué.
Pour l’Algérie, cette décision se traduit par une hausse de 6 000 barils par jour à partir d’avril, pour atteindre une production journalière de 977 000 barils, a fait savoir le ministère.
De son côté, l’OPEP a souligné dans un communiqué publié sur son site web que cet ajustement de production est décidé en tenant compte « des perspectives économiques mondiales stables et des fondamentaux de marché solides, reflétés par des niveaux de stocks de pétrole faibles ».
A travers cette décision, il s’agit de reprendre le plan du retour progressif de leurs niveaux de production avant les réductions volontaires, entamé en avril 2025 et suspendu durant le premier trimestre 2026.
Les réductions décidées volontairement par les huit pays pourront être rétablies partiellement ou intégralement en fonction de l’évolution du marché et de manière progressive, a mentionné encore l’organisation, en soulignant toutefois que les huit pays maintiennent une approche prudente et conservent une pleine flexibilité pour accroître, suspendre ou annuler la suppression progressive des ajustements volontaires de production.
Les participants ont également noté que cette mesure de réajustement offrira aux pays participants l’opportunité d’accélérer leurs compensations, a indiqué l’OPEP. Les ministres du groupe des huit pays membres de l’OPEP+ se donnent rendez-vous pour leur prochaine réunion le 5 avril prochain, afin d’examiner les conditions du marché, la conformité et les compensations.