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Monde

Les six candidats s’affrontent à la télé

Les six candidats s’affrontent à la télé

Les six candidats à l’élection présidentielle se sont affrontés pour la deuxième fois, lors d’un débat télévisé diffusé en direct par les chaine Canal Un.

Durant plus de trois heures, les candidats ont discuté des questions de politique extérieure et intérieure, ainsi que des questions culturelles, a rapporté la chaine satellitaire
iranienne al Alam.

Pour ce qui est de l’accord nucléaire, les candidats se sont entendus sur le fait qu’il fallait traiter avec en tant que document de droit international, toutefois les trois candidats de la tendance conservatrice, ont critiqué la performance du gouvernement dans plusieurs questions.

Six candidats sont en lice pour la présidentielle : trois du côté réformateur et modéré, soit M. Rohani, son premier vice-président Es-Hagh Jahanguiri et un ancien ministre modéré Mostapha Hachemitaba. Trois représentent la tendance conservatrice, le dignitaire religieux Sayyed Ebrahim Raïssi, le maire de Téhéran Mohammad Bagher Qalibaf et Mostapha Mirsalim, chef du plus vieux parti conservateur iranien.

Un des principaux rivaux du président Rohani, le dignitaire religieux Sayyed Raïssi, a affirmé qu’il ne renoncerait pas à l’accord sur le nucléaire, mais il a reproché au gouvernement sa « faiblesse » face aux partenaires étrangers.

« Cet accord est comme un chèque que le gouvernement a été incapable d’encaisser. M. Rohani avait promis que toutes les sanctions seraient levées et que la vie des gens allait s’améliorer, mais cela n’a pas été le cas », a-t-il insisté. Le président Rohani a rétorqué que « l’accord avait permis de doper les ventes de pétrole et de donner à l’Iran un rôle central dans la diplomatie régionale, notamment sur le conflit syrien ».

L’autre candidat conservateur, le maire de Téhéran a pour sa part estimé que « l’accord nucléaire n’avait bénéficié qu’à 4% de la population ». Sur les questions de politique intérieure et étrangère, M. Rohani et son adjoint Eshaq Jahangiri ont défendu la performance du gouvernement.

Richesse, force et diplomatie…

Le candidat Mirsalim a ouvert le feu sur la politique défensive du gouvernement accusant M. Rohani d’avoir réduit le budget militaire alors que « les missiles iraniens sèment la terreur chez les américains et cela grâce à 30 années de recherche ».

Le candidat Eshaq Jahangiri lui répond que « la puissance de l’Iran ne se limite pas au plan militaire, mais elle est composée de plusieurs éléments ». Alors que M. Rohani a souligné que « l’Iran joue aujourd’hui un rôle central dans la résolution des problèmes épineux dans la région comme la crise syrienne.

L’Iran est devenu aujourd’hui une force majeure dans la région et dans le monde ». Pour sa part le candidat Qalibaf a estimé que « la diplomatie de la force revêt une grande importance, sans elle, nos diplomates n’auront pas été en mesure de négocier ».

Alors que le candidat Raissi a rappelé que « la sécurité économique, sociale et culturelle devraient être garanties aux côtés de celle militaire ». Et d’accuser le gouvernement d’avoir « doublé la dette du système bancaire interne », le sommant à tenir ses promesses ». Le président sortant Hassan Rohani s’est dit étonné « de constater que les candidats accusent le gouvernement de n’avoir rien fait au cours de ces dernières années ».

Il a rappelé que « 270 milliards de dollars ont rempli les caisses du pays grâce au gouvernement actuel, et donc « nous devons poursuivre nos efforts dans la voie de l’espoir et d’éviter le désespoir » soulignant que « la croissance du gouvernement précédent était négative, alors qu’aujourd’hui, notre gouvernement enregistre une croissance positive de l’économie ». 

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