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Nationale

Les sites français en Algérie sous haute surveillance

Les sites français en Algérie sous haute surveillance

Le dispositif de sécurité des sites français en Algérie a été renforcé à la demande expresse de l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié, auprès des autorités algériennes.

L’ampleur des attaques terroristes perpétrées par Daech à Paris vendredi dernier fait craindre une propagation de la menace sur le sol algérien. Les services de sécurité algériens, qui ont déployé depuis des années un dispositif rigoureux, ne cessent de traquer les terroristes hors de la capitale.

La surveillance accrue des frontières avec la Libye et le Mali par l’ANP, depuis l’attaque de Tiguentourine, a réduit les risques d’infiltration des terroristes.

Au lendemain des attaques terroristes à Paris où le bilan s’est alourdi à 159 morts, entre 250 et 300 personnes blessées, le dispositif de sécurité des sites français en Algérie a été renforcé.De plus, tous les corps de sécurité ont été mobilisés pour assurer une sécurité maximale, notamment au niveau des sites sensibles.

A l’aéroport international d’Alger et dans les plus importants aéroports du pays, les contrôles ont été renforcés, avec notamment la présence de forces d’intervention rapide de la police et de la Gendarmerie nationale.

Les grandes institutions comme la Présidence, les résidences d’Etat, le Palais du gouvernement, les sièges des différents départements ministériels, le Parlement, le Conseil constitutionnel, les sièges des représentations diplomatiques occidentales en Algérie (plus particulièrement celle des Etats-Unis et de la France) et les grands espaces publics sont mis sous haute sécurité. 

Hier, l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié, a demandé officiellement aux autorités algériennes de renforcer les dispositifs de sécurité auprès des principaux sites français en Algérie, dans un message publiésur le site Internet de l’ambassade de France en Algérie.

Le diplomate français a demandé aux autorités algériennes de nouvelles mesures de sécurité autour des sites français, notamment les écoles et les instituts.

 « Nous ne pouvons exclure que ceux qui ont commis l’irréparable hier à Paris et à Saint-Denis cherchent également à s’en prendre à nos compatriotes ou à des implantations symboliques hors de France », a-t-il dit. Outre l’ambassade française et les consulats, cinq instituts sont présents en Algérie (Alger, Oran, Constantine, Annaba, Tlemcen et Tizi Ouzou). Emié a indiqué que le deuil de trois jours décrété en France sera appliqué dans les différentes institutions françaises implantées en Algérie.

Ainsi, tous les instituts français en Algérie resteront fermés dans l’ensemble du pays pendant les trois prochains jours et les drapeaux seront mis en berne dans toutes les institutions françaises. L’ambassade informe que malgré l’état d’urgence décrété en France, les liaisons aériennes ne seront pas interrompues et remercie les Algériens pour le soutien affiché.

« Je veux remercier à cette occasion très fortement les autorités, mais aussi la population algérienne pour les marques de solidarité et les messages de condoléances très nombreux qu’elles viennent de nous adresser, y compris au plus haut niveau, et qui nous vont droit au cœur, venant d’un pays ami, qui, plus qu’aucun autre, a vécu dans sa chair l’expérience de la violence terroriste », dit-il. 

L’enquête sur les attentats en France a avancé et les noms des kamikazes commencent à être dévoilés. Ainsi l’un des kamikazes du Bataclan a été identifié. Il s’agit d’un français dénommé Ismaël Omar Mostefaï, âgé de 29 ans. Il a été identifié par ses empreintes, grâce à un doigt sectionné retrouvé au Bataclan.

Il était connu des services de renseignement français pour sa radicalisation. Son casier judiciaire fait état de huit condamnations pour des faits de « délinquance de droit commun », mais il n’avait jamais été incarcéré.

Condamné entre 8 à 10 fois entre 2004 et 2010 pour des délits de droit commun, il fait l’objet d’une fiche S pour radicalisation mais n’avait, jusque-là, jamais été impliqué dans une association de terroristes ou de malfaiteurs. Selon une source proche de l’enquête, Omar Ismaïl Mostefaï fréquentait assidûment la mosquée de Lucé, en Eure-et-Loir. 

Sept personnes proches d’Ismaël Omar Mostefaï, le seul kamikaze identifié jusque-là sont actuellement en garde à vue. Si Ismaël M. est connu, le second, Abbdulakbak Ben revanche, était inconnu des services de police. Totalement inconnu donc des services de police, l’homme a tout d’abord passé 38 heures sur l’île grecque de Leros le 3 octobre dernier, avant de gagner la France. 

Lesenquêteurs français tentent de comprendre pourquoi, alors qu’ils auraient pu provoquer un carnage et une panique mortelle, les trois kamikazes du Stade de France se sont fait sauter dans des lieux isolés, ne tuant qu’une personne là où ils auraient pu faire beaucoup plus de victimes.

Pour la première fois des kamikazes ont employé des gilets explosifs, ouvrant une nouvelle ère, plus inquiétante, dans l’histoire du terrorisme en France. Tous les assaillants en portaient et aucun n’a hésité à actionner le bouton mortel. Cela augure des jours sombres pour la France, engluée dans la guerre en Syrie et en Irak. 

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