Les services de sécurité déjouent un projet terroriste du MAK
Les services de la sûreté nationale ont déjoué des projets subversifs échafaudés par un groupe de 17 membres appartenant au mouvement de l’autonomie de la Kabylie (MAK), mouvement classé terroriste par le Haut conseil de sécurité (HCS) .
Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), rendu public ce mercredi 13 octobre, le groupe qualifié de criminel a été démantelé au cours de cette semaine. « Le groupe appartient à l’organisation terroriste MAK et active au niveau des wilayas de Tizi Ouzou, de Béjaïa et de Bouira », est-il précisé.
Les personnes interpellées projetaient de mener des «actions armées visant à porter atteinte à la sécurité du pays avec la complicité de parties internes prônant le séparatisme», a ajouté la DGSN. Selon le communiqué, les suspects ont avoué avoir été «en contact permanent via internet avec des parties étrangères opérant sous le couvert d’associations et d’organisations de la société civile et basées dans l’entité sioniste (Israël) et dans un pays d’Afrique du Nord», selon la même source.
Le pays d’Afrique du Nord pointé du doigt n’a pas été nommé, mais l’Algérie avait rompu en août ses relations avec le Maroc voisin qui a apporté officiellement son soutien au MAK.
« Ils étaient en train de préparer des opérations armées touchant à la sécurité du pays et à l’unité nationale avec la complicité de parties internes ayant une obédience séparatiste », indique le texte.
La DGSN annonce avoir des preuves numériques et précise que les aveux des mis en cause lors de l’enquête préliminaire « ont démontré que les membres de ce groupe terroriste étaient en contact permanent avec des parties étrangères via l’espace cybernétique ». Des aveux ont été diffusés par l’ENTV à la suite du journal du 20h00, mercredi.
« Le groupe activait sous couvert d’associations et d’organisations de la société civile implantées au sein de l’entité sioniste et dans un Etat nord africain », est-il indiqué dans le communiqué de la DGSN.
« Les opérations de perquisition des domiciles des mis en cause, effectuées sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, ont permis la saisie de documents prouvant des contacts permanents avec les institutions de l’entité sioniste, des armes et matériels de guerre, des emblèmes et des tracts de propagande appartenant à l’organisation terroriste MAK », ajoute le texte.
En septembre dernier, la DGSN avait annoncé l’arrestation de 27 individus à Kherrata (Bejaïa) et à Beni Ouartilane (Sétif), accusés d’appartenance à l’organisation terroriste “MAK” .
Selon un communique de la DGSN du 6 septembre, les éléments de l’organisation criminelle “ont recouru à l’agression et au hold-up de locaux commerciaux, suite à quoi 25 individus ont été arrêtés à Kherrata et 2 autres à Beni Ouartilane”.
Deux jours auparavant, la gendarmerie nationale avait annoncé avoir arrêté 30 suspects, dont sept membres du mouvement terroriste “MAK” qui ont été transférés au pôle pénal de Sidi M’hamed.
Six autres personnes affiliées au MAK ont été arrêtées le 12 septembre dernier à Bejaîa et Tizi-Ouzou.
L’Algérie, qui a émis un mandat d’arrêt international contre le chef du MAK Ferhat Mehenni, a accusé ce mouvement d’avoir des liens avec le Maroc. Le MAK et le Maroc ont été directement accusés d’avoir provoqué des incendies de forêts en Kabylie et dans d’autres wilayas durant le mois d’août 2021, considéré comme un acte de sabotage.
Lors du réunion extraordinaire, le 18 août dernier, du Haut Conseil de Sécurité, consacrée à l’évaluation de la situation générale dans le pays, le MAK et son corollaire Rachad, ont été accusés d’implication dans l’assassinat de l’artiste Djamel Bensmail, le 11 août dernier à Larbâa Nath Iraten dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Après « présentation par les services de sécurité du bilan des pertes humaines et matérielles engendrées par les feux qui ont ravagé certaines wilayas, notamment à Tizi-Ouzou et Béjaïa, le Président de la République a donné des instructions à tous les secteurs pour le suivi de l’évaluation des pertes et la prise en charge des sinistrés du fait des incendies où l’implication des deux mouvements terroristes ‘MAK’ et ‘Rachad’ a été établie, tout autant que leur implication dans l’assassinat du défunt Djamel Bensmain», avait-indiqué alors un communiqué de la présidence.
Lors d’une rencontre avec le presse, dimanche 10 octobre 2021, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé que l’Algérie exige l’extradition de Ferhat Mehenni, réfugié en France.