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Nationale

Les services de sécurité à Constantine sur le qui-vive

Les services de sécurité à Constantine sur le qui-vive

L’attentat déjoué ayant avait visé dimanche dernier le 13ème arrondissement de la sureté urbaine de Constantine continue de susciter des réactions des plus hautes autorités du pays.

Mercredi, le représentant personnel du directeur général de la Sureté nationale, le directeur de la sécurité publique, le contrôleur Aissa Naïli était à Constantine.

A l’ordre du jour de sa visite, l’inauguration de plusieurs structures dont deux sièges de sureté urbaine à la ville nouvelle Ali Mendjli, une virée en fin d’après-midi au commissariat théâtre de la tentative d’attentat où il s’est arrêté sur le degré des dégâts causés par la déflagration, bien que hormis quelques fissures de murs et éclatement de vitres encore visibles sur les bâtisses voisines, peu de traces renseignent sur la puissance de la détonation étant donné que la façade du commissariat avait été retapée et même repeinte le surlendemain de l’attentat.

Le représentant du DGSN bien qu’ayant refusé d’évoquer l’attentat de dimanche, n’a pas manqué, toutefois, de la cité comme un « bon » exemple de réussite de lutte contre le terrorisme relevant l’acte de bravoure du jeune policier.

Pour sa part, le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe qui était hier l’invité de l’émission « l’invité de la rédaction » de la chaine 3 a laissé entendre que très peu d’Algériens ont adhéré aux thèses de l’organisation criminelle de l’Etat Islamique et les raison sont à chercher du côté de la politique de déradicalisation prônée par le pouvoir algérien et ce a-t-il dit depuis l’élection en 1999 du président de la République et la mise en œuvre de la concorde civile et la politique de réconciliation nationale.

L’organisation terroriste Etat islamique avait en effet, tenté, encore une fois de se saisir de l’occasion en revendiquant l’attentat à la ceinture piégée déjoué par un policier en poste devant le commissariat ciblé. L’organisation a affirmé lundi dans son message posté sur internet et repris par plusieurs médias que le « kamikaze Abou El Hassan Ali a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab El-Kantara, à Constantine, et à y faire détoner son sac piégé ».

L’organisation dont les exactions à travers nombre de pays arabe et islamiques ont fait des ravages au sein des populations locales avait au mois de novembre dernier revendiqué le meurtre du jeune policier tué dans un restaurant à Ziadia sur les hauteurs de la ville des Ponts.

Une illustration montrant un pistolet et son étui postée sur les réseaux avait alors été présentée comme appartenant à l’agent. Pour rappel, le siège du 13ème avait été la cible dimanche dernier d’un attentat à la ceinture piégé commis par un homme dont l »identité n’a toujours pas été révélée.

Un policier posté devant le commissariat situé en dessous d’un immeuble de quatre étages abritant une dizaine de famille a réussi à faire barrage au terroriste en tirant en sa direction plusieurs balles ce qui fera exploser la ceinture à quelques mètres de l’entrée du commissariat. Deux policiers avaient été légèrement blessés.

Lors de la déflagration qui a tué sur le coup l’auteur. Un jeune citoyen de 24 ans qui se trouvait dans un cybercafé du quartier a par ailleurs succombé à un malaise. Il avait été transporté au CHU le jour même avec les deux policiers. Malheureusement il a fini par rendre l’âme deux jours plus tard. Son enterrement a eu lieu hier.

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