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Nationale

Les sapeurs-pompiers africains à la quête d’une nouvelle approche à Alger

Les sapeurs-pompiers africains à la quête d’une nouvelle approche à Alger

Dans le cadre des activités de l’Organisation internationale de la Protection civile (OIPC), la Direction générale de la Protection civile algérienne accueille, depuis ce dimanche, la quatrième Réunion africaine des directeurs généraux de la Protection civile membres de l’OIPC, au niveau de l’Unité nationale d’intervention et d’instruction (UNII) Dar el Beida-Alger. Une réunion qui peut déboucher sur la mise en œuvre d’une meilleure organisation de la Protection civile en Afrique, un continent menacé par les catastrophes naturelles.

Le changement climatique dont le monde entier craint les répercussions sur l’humanité, pis dans un proche avenir, a été pris en considération par les sapeurs-pompiers occidentaux. Qu’en est-il des sauveteurs de vie en Afrique ? A Alger, la question a été débattue entre hauts représentants de la Protection civile de 21 pays africains et ce, dans le cadre des activités de l’Organisation internationale de la Protection civile (OIPC). Aussi, une opportunité pour débattre d’autres importants sujets de l’heure, à commencer par l’organisation de la Protection civile, la gestion de ses effectifs, ses ressources humaines, ses centres d’intervention, de formation aussi, et jusqu’à s’adapter aux nouvelles technologies et au nouveau climat de la planète sutout. En effet, la 4e réunion africaine des Directeurs généraux de la Protection civile de 21 pays africains et arabes a été tenue, hier à Alger, sous la présence du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Salah Eddine Dahmoune, du directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Bourrelaf ainsi que du secrétaire général de l’OIPC, Belkacem Ketroussi.

Cette quatrième réunion des responsables africains de la Protection civile est qualifiée d’importante, car elle s’inscrit dans un contexte particulier dominé par une nouvelle réalité climatique régionale et continentale, beaucoup moins prometteuse qu’avant. La hausse des incendies en milieux urbains, les feux de forêts, les cas en hausse des noyades des personnes en mer, les catastrophes naturelles et bien d’autres risques majeurs en Afrique ont poussé les responsables africains à chercher d’autres mécanismes plus efficaces pour mieux lutter contre ces nombreux fronts. Et pour relever ces défis, les sapeurs-pompiers africains ont été contraints de trouver d’autres mécanismes pour se réorganiser, de chercher d’autres expériences et d’acquérir des moyens et des matériels modernes mieux adaptés et plus efficaces. Hier, et en présence du ministre de l’Intérieur Salah Eddine Dahmoune, les responsables de la Protection civile, à l’image du DGPC Boualem Bourrelaf, ont présenté à leurs homologues africains et arabes, l’expérience de la protection civile algérienne en matière d’organisation, de gestion des risques, de formation humaine, ainsi que la présentation de la nature des missions de ses centres des risques et bien d’autres tâches opérationnelles. L’objectif escompté de cette présentation est de promouvoir l’échange d’expertise en matière de protection civile entre les différents pays participants, y compris la gestion des catastrophes, la formation, l’audit et le renforcement des services d’assistance technique et de conseil aux structures de protection civile.

Par ailleurs, plusieurs points ont été débattus lors de cette rencontre, en particulier les questions qui concernent les problématiques organisationnelles, la coordination avec les autres corps impliqués dans la protection de la population, la couverture du territoire (taux et chiffres), les centres de gestion des crises, l’état des lieux, la formation (infrastructures, effectifs, problématiques), le matériel et équipement, état des lieux, les textes réglementaires en matière de prévision, de prévention, les textes réglementaires plans d’urgence et secours (ORSEC), et enfin l’effectif, ressources humaines, natures (militaires, paramilitaires, civils). Enfin, cette réunion a vu la participation de 21 directeurs généraux des pays (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Congo Démocratique, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Egypte, Tunisie, et Togo), ainsi que l’Algérie, pays hôte.

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