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Nationale

Les sans-papiers algériens dans le collimateur

Les sans-papiers algériens dans le collimateur

Juste après les attaques meurtrières commises dans la soirée de vendredi dernier dans différents lieux à Paris, les sans-papiers algériens se sont sentis menacés par la réplique des forces de sécurité françaises, cela après que le président François Hollande eut décrété l’état d’urgence.

Durement frappée en plein cœur de la capitale, Paris, la France a décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire allant même jusqu’à la fermeture de ses frontières. Cette décision va lourdement se répercuter sur l’avenir des milliers de sans-papiers algériens, à l’instar des autres sans-papiers issus de différentes nationalités. Tout le monde s’attend à une véritable chasse à l’homme en France.

Les premières victimes de la tragédie du vendredi 13 seront, avant tout, les sans-papiers, où des arrestations et autres contrôles de documents seront attendus dans les jours qui viennent. En s’engageant à l’installation de l’état d’urgence, les services de sécurité français auront le feu vert de contrôler tout ce qui bouge, surtout les sans-papiers dans le territoire français.

Dans sa première déclaration après les premières attaques à Paris, vendredi 13 novembre, le président François Hollande a annoncé la mise en place de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire. Instauré par la loi du 3 avril 1955, révisée par la loi de renseignement de mars 2015, l’état d’urgence a été déclaré sur tout le territoire métropolitain et les départements d’outre-mer, vu la gravité de l’atteinte à l’ordre public, voire une calamité publique suite aux sept attentats-suicide perpétrés par l’organisation internationale terroriste affiliée à l’Etat islamique (EI).

Des attentats kamikazes qui ont fait plus de 130 morts et plus de 350 blessés parmi les civils. L’état d’urgence est déclaré par décret en Conseil des ministres français qui s’est réuni quelques heures après l’horrible attaque de Daech. Tous les préfets ont été instruits de veiller à cette urgence en procédant à la fouille massive des personnes suspectes et d’éviter tous les rassemblements et marches dans les zones d’agglomérations. 

Du coup, les Algériens qui sont en situation irrégulière se voient pris en cible, en premiers, par cette mesure inattendue. Issus de différentes villes algériennes, les sans-papiers seront systématiquement soumis au contrôle de leurs documents, tandis que leur refoulement hors du territoire français est fortement attendus. Certains Algériens, ayant passé parfois plus de dix ans en France, n’arrivent toujours pas à se procurer plusieurs documents nécessaires pour justifier leur ancienneté de présence sur le territoire français.

En revanche, ils sont désormais la cible des services de sécurité français dans le cadre de l’installation de l’état d’urgence après les attentats terroristes du vendredi 13. De nombreux sans-papiers algériens n’ont pas de carte de séjour, de quittances de loyer ni même d’ordonnances médicales ou autres factures nécessaires pour ceux qui travaillent au noir. Ils se trouvent, suite aux attentats meurtriers perpétrés à Paris, dans le collimateur des policiers, gendarmes et militaires français.

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