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Nationale

Les sanctions tombent

Les sanctions tombent

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a décidé de recourir à la radiation des enseignants grévistes. Une décision exécutée après deux mises en demeure adressées qui leur ont été adressées, a-t-elle précisé, hier, devant la presse nationale.

Sans avancer des chiffres sur le nombre d’enseignants concernés par cette mesure, la ministre a usé d’un langage rassurant envers les élèves et leurs parents. Elle a annoncé sa détermination quant à la continuité des cours pour les élèves qui relèvent, précise-t-elle, du service public, ajoutant que l’année blanche n’aura pas lieu. Ce sont les enseignants remplaçants qui auront à assurer cette mission. « Nous disposons de tous les moyens juridiques pour remplacer ces enseignants (grévistes) », souligne-t-elle, chargant ces derniers qui, dit-elle, ont tendance à suivre leur syndicat sans se soucier d’exécuter une décision de justice. Les remplaçants seront issus de la liste d’attente du concours de l’enseignement et des enseignants vacataires, mais aussi des retraités.

Benghebrit, lors de son passage au Forum de la radio nationale, a dénoncé la manipulation des élèves qui ont manifesté leur inquiétude pour ce qui est du manque de qualification des enseignants remplaçants. « C’est une démarche faite de toutes pièces pour casser les efforts de la tutelle de faire face à cette situation et qui, surtout, place l’intérêt de l’élève au-dessus de tout », souligne la ministre. Pour ce qui est des deux wilayas où la situation est plus problématique, à savoir Béjaïa et Blida, des mesures d’urgence sont entreprises, où même les inspecteurs de l’éducation et les directeurs d’école devront assurer les cours aux élèves.

Ces deux wilayas, rappelons-le, entament leur quatrième mois de grève. Evoquant ces deux wilayas, la première responsable du secteur estime qu’il faut éviter d’extrapoler sur le reste du pays. C’est dans le même ordre d’idée qu’elle a signalé l’installation de cellules de crise en vue de suivre les circonstances de cette grève et ainsi déterminer ses causes et proposer des solutions. Pour ce qui est de cette grève illimitée déclarée illégale par les instances judiciaires, la ministre a tenu à signaler que le pourcentage ne cesse de diminuer de jour en jour, affirmant que « c’est la première fois que le taux de suivi de la grève est aussi bas ». Elle s’est justement arrêtée sur la crédibilité des chiffres et des informations émanant de son administration. Lors de ses sorties publiques, la ministre de l’Education nationale n’a pas fait dans la dentelle, ciblant le Cnapeste comme seul responsable de cette situation exécrable, estimant que c’est un syndicat hors la loi. « Ce syndicat (sans citer son nom) est en train d’utiliser un droit garanti par la Constitution qui est le recours à la grève, mais sans respecter les règlements », a-t-elle indiqué lors de son passage au Forum de la radio. Répondant aux syndicalistes qui accusent la tutelle de fermer les portes du dialogue, la ministre rappelle que depuis 2014 « je n’ai jamais arrêté de dialoguer avec les partenaires sociaux, les syndicats, les associations des parents d’élèves ». « Ceux qui sont en face savent-ils ce que veut dire « dialoguer » ? » s’interroge-t-elle. Pour finir, la ministre, s’adressant aux grévistes, a tenu à signaler que « l’enseignement a ses conditions qu’il faut absolument respecter, du moment que vous avez choisi d’exercer ce noble métier ».

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