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Culture

Les ruines romaines de Tipaza menacées par la montée des eaux de mer

Les ruines romaines de Tipaza menacées par la montée des eaux de mer

Les célèbres ruines romaines de Tipaza sont menacées par la montée des eaux de mer dans les prochaines années en raison des changements climatiques qui constituent un vrai défi non seulement pour la nature mais aussi pour le patrimoine archéologique dans plusieurs pays, a mis en garde un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Selon ce rapport publié ce jeudi, 56 des sites archéologiques dans le monde  risquent d’être inondés ou submergés  par la montée rapide du niveau de la mer durant 100 ans prochaines années. “Il s’agit notamment des ruines de Tipaza en Algérie et de la zone des sites archéologiques du nord du Sinaï en Égypte”, indique le rapport qui ajoute que “d’ici 2050, le nombre des monuments et sites archéologiques menacées par les eaux de mer  triplera pour atteindre 191”.

“Si les émissions de gaz de carbone restent à peu près au même niveau, le patrimoine situé sur le bord de la mer comme les site de Tipaza et ceux des petites îles sont particulièrement menacés”, précise le rapport  qui souligne, cependant, que le nombre de sites fortement exposés pourrait être réduit de 25 % si les émissions de gaz à effet de serre seraient effectivement réduites d’ici 2050.”

L’UICN estime que les changement climatiques est désormais devenu « la menace la plus répandue » pour les sites du patrimoine dans le monde. De nombreux pays riches comme les États-Unis disposent de données sur ce qui est susceptible d’être touché, mais d’autres pays du monde sont confrontés à un manque d’informations sur cette menace.

Des travaux réalisés par une équipe internationale de 11 chercheurs de diverses disciplines ont rassemblé des données sur  des centaines de sites d’importance culturelle susceptibles d’être menacés par la montée future du niveau de la mer, les inondations et l’érosion.
“Si vous avez de l’érosion, vous êtes plus susceptible de subir des inondations, et vice versa”, a affirmé Joanne Clarke, professeur d’archéologie à l’Université d’East Anglia (Angleterre)  membre de cette équipe qui ajoute que les sites au bord de la mer sont les plus exposées.

Clarke a noté que ces données pourraient être utilisées pour aider à protéger les sites et mieux comprendre quelles pays auraient le plus besoin de protéger leurs patrimoines notamment ceux qui manquent de moyens.
Les chercheurs ont commencé par compiler une liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO menacés par les changements climatiques tout en ajoutant des sites notamment en Afrique arrivant à un total 284 sites concernés.

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