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Nationale

Les protestataires dénoncent l’humiliation

Les protestataires dénoncent l’humiliation

« Le ministre de la Justice a dépassé ses prérogatives. Il nous colle des étiquettes dont on n’est pas porteurs. Il nous accuse d’être des corrompus. S’il a les preuves matérielles de notre culpabilité, il n’a qu’à déposer plainte et nous sommes capables de le confronter à n’importe quel moment ».

« Il a porté atteinte à notre personnalité, à notre dignité et à notre honneur. Zeghmati a terni l’image des magistrats et celle de leurs familles en déclarant que le mouvement opéré dans le corps des juges entre dans le cadre de la lutte contre la malversation. Il doit présenter ses excuses à toute la corporation des magistrats ».

« Le chef d’Etat Abdelkader Bensalah doit intervenir dans les plus brefs délais pour nous rétablir dans nos droits professionnels et mettre un terme à l’humiliation dont on fait l’objet par le premier responsable du secteur de la justice, censé nous protéger de tout abus ».

Voilà donc quelques extraits des déclarations faites hier par des magistrats venus des différentes juridictions pour crier leur ras-le-bol et dénoncer le dernier mouvement ayant touché 2 998 entre juges et procureurs exerçant à l’échelle nationale.

La grande cour du siège de l’institution judiciaire de la capitale s’est avérée très exiguë pour contenir le nombre impressionnant et important des participants au débrayage lancé par le Syndicat national des magistrats.

Le premier responsable dudit syndicat, en l’occurrence Issad Mabrouk, entouré de ses proches collaborateurs et de ses collègues, a affirmé : « L’indépendance de la justice est parmi les préoccupations de l’heure qui doivent être concrétisées sur le terrain ».

Il a indiqué que « la dignité du juge doit être préservé de tout abus pour qu’il puisse exercer sa noble profession dans de bonnes conditions et loin de toutes les pressions ».

M. Mabrouk Issad a par ailleurs lancé un appel à ses collègues, qui se trouvent à la tête des cours de juridiction implantées à travers le territoire national, de ne pas rentrer dans le conflit qui oppose la tutelle au SNM depuis le 24 octobre dernier « en appliquant les directives centrales non étudiées ».

Dans le même contexte, le porte-parole des magistrats a tenu à souligner : « Le mouvement de grève déclenché depuis jeudi dernier se poursuivra jusqu’à la satisfaction de toutes les revendications socioprofessionnelles des magistrats. »

A propos du taux de suivi du mouvement de débrayage, Issad a déclaré : « Il a atteint hier 98% au niveau national ».

Il convient de signaler que les magistrats poursuivront leur mouvement de grève aujourd’hui avec l’organisation de sit-in au niveau de tous les tribunaux et cours de juridiction du pays.

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