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Nationale

Les projets AADL2 : Huit ans d’attente… à quand la fin ?

Les projets AADL2 : Huit ans d’attente… à quand la fin ?

Lancée pompeusement en 2013, avec un délai de réalisation ne dépassant pas les trois ans, le projet AADL2 accuse encore d’énormes retards pour la majorité des sites, provoquant l’ire des souscripteurs, otages des fausses promesses et d’une gestion catastrophique du dossier du logement.

Huit ans après, plusieurs sites des projets AADL à Alger sont soit à l’arrêt soit les travaux tournent au ralenti, poussant les personnes inscrites au programme à s’organiser dans des comités et des associations pour pouvoir suivre les travaux sur leurs sites et exercer une pression sur les responsables de l’AADL pour davantage de rigueur dans le suivi des chantiers qui accusent un retard énorme.

Des sit-in sont même régulièrement organisés devant le siège de la direction générale de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), à Alger, où les protestataires affichent leur ras-le-bol et leur mécontentement eu égard à la gestion chaotique de ce dossier sensible.

Et pour cause, ils craignent un nouveau scénario AADL1, où les souscripteurs ont parfois dû patienter près d’une quinzaine d’années avant de se voir attribuer leurs logements.

Les souscripteurs pointent du doigt également la qualité «médiocre» des travaux réalisés à l’intérieur de leurs futurs appartements. Les sociétés chargées de l’exécution des projets, étrangères en grande partie, n’utilisent que des matériaux de construction bas de gamme, selon plusieurs témoignages recueillis par le Jeune Indépendant.

«La finition des appartements laisse à désirer. Les murs, la faïence, la peinture, la dalle de sol, tout est à refaire dans ces appartements», déplore Salim, 35 ans, contrôleur de gestion dans une entreprise nationale, souscripteur affecté au site 3000 logements de Sidi Abdallah. Il s’ interroge sur le rôle de l’AADL qui tolère ce genre de dépassement.

Pour ce jeune papa, la défaillance dans la gestion des projets AADL est flagrante et les procédures ne sont pas respectées. Il signale que, selon le règlement, l’affectation n’est délivrée que lorsque les travaux atteignent 70%, mais cette clause n’est pas respectée. En effet, à titre d’exemple, une année et demie après l’attribution des affectations, les travaux dans le site Q29 sont loin d’atteindre ce taux.

«A l’approche de chaque échéance électorale, les promesses d’une remise prochaine des clés fusent et les instructions aux entreprises d’accélérer la cadence des travaux se multiplient, mais sur le terrain, rien n’est fait», constate Salim, faisant allusion aux déclarations du nouveau directeur général de l’AADL, Fayçal Zitouni.

C’est lors d’une visite d’inspection à la nouvelle ville de Sidi Abdellah (Alger) avant-hier pour s’enquérir du taux d’avancement des travaux dans les sites 18 (2000 logts) et 19 (3000 logts), même si c’est la majorité des sites qui accusent d’énormes retards, que M. Zitouni a instruit

les responsables des entreprises d’«accélérer le rythme des travaux dans les deux sites pour éviter tout retard dans l’exécution du programme de l’AADL visant la distribution d’un maximum de logements les tout prochains jours».

Le premier responsable de l’AADL a notamment insisté sur l’impératif de «raccorder les logements parachevés aux réseaux de gaz, d’électricité et VRD», signalant l’importance de «se débarrasser des déchets de construction au niveau des sites 18 et 19, tout en veillant à la coordination avec les services de Sonelgaz de la nouvelle ville et les chefs de projets AADL».

Afin de remédier aux retards accusés dans les travaux, il a également demandé à «travailler par alternance pour venir à bout de la réalisation d’ici à la fin du mois courant, et permettre aux représentants des souscripteurs de contrôler les logements et de signaler toutes les défaillances constatées à l’intérieur et à l’extérieur des logements».

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