-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les problèmes des étudiants passés au peigne fin

Les problèmes des étudiants passés au peigne fin

Rien ne va plus à l’université d’El-Tarf. Les membres du bureau de wilaya de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) n’y vont pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer et « fustiger avec véhémence l’état de délabrement avancé, atteint par l’université Chadli-Bendjedid d’El Tarf et ce, sur tous les plans », selon leurs dires.

En effet, dans un communiqué de protestation de plusieurs pages adressé au wali et au ministre de tutelle, et dont nous détenons une copie, la colère des représentants des étudiants est visible.

En effet, le bureau de wilaya de l’UNEA dénonce « l’inexistence de réunions de concertation et de coordination périodiques entre les responsables et les différentes composantes de l’université afin de prendre en charge les multiples problèmes et contraintes rencontrés au quotidien par les étudiants ».

« Le recteur de l’université réserve la quasi-totalité de son temps à recevoir ses amis et sa clientèle hétéroclite, qui sont des personnes étrangères au monde de l’enseignement supérieur, alors que les doléances et la prise en compte des problèmes de l’université sont relégués aux calendes grecques, et pour preuve, le problème de stationnement des bus de transport des étudiants se pose toujours avec acuité, depuis belle lurette, sachant que lesdits bus se garent à l’extérieur de l’enceinte de l’université.

Nous sommes considérés comme des citoyens de seconde zone », est-il écrit dans le communiqué de l’UNEA. Dans le même contexte, le rapport en question relève le fait que « l’application des normes pédagogiques et scientifiques ne sont plus que des slogans creux dans ladite université. 

Les réunions de délibérations ne sont, en fait, que des opérations de règlements de comptes entre clans et, pour preuve, certains enseignants n’hésitent pas à bafouer les règlements et les lois avec comme première victime l’avenir des
étudiants ».

Par ailleurs, le rapport mentionne « le désert existentiel et intellectuel dans lequel évolue l’étudiant où les activités culturelles, sportives et les séminaires et rencontres scientifiques sont absents. Aussi, les facultés ne sont pas indépendantes dans leur gestion financière et administrative, ce qui impacte négativement sur leur rendement intrinsèque et sur les objectifs assignés. 

Au contraire, cette situation a créé une véritable bureaucratie avec comme corollaire la mise en veille des problèmes pédagogiques et scientifiques des étudiants ».
Abordant la mise en œuvre du système LMD, le rapport indique que « chaque faculté applique le système du LMD selon sa conception et ses interprétations propres.

Il est important de noter que 80% des places en master sont octroyés aux étudiants du LMD, malheureusement ce n’est pas le cas dans l’université d’El Tarf. De fait, beaucoup sont lésés dans leur droit inaliénable de poursuivre leurs études.

Aussi, est-il judicieux de noter l’état catastrophique des labos, des cliniques vétérinaires et des étables. Ainsi les travaux pratiques, pour les étudiants en médecine vétérinaire, n’obéissent plus aux impératifs d’une bonne et complète formation ». 

Les rédacteurs du rapport notent, également, le manque criant de structures pédagogiques dont des amphithéâtre, des salles ainsi que des équipements. Cependant, écrivent-ils, « nos multiples tentatives de joindre au téléphone le recteur de l’université ont été vaines ». Quoi qu’il en soit, le rapport transmis au ministre de tutelle constitue un véritable diagnostic exhaustif de l’état actuel de l’université d’El-Tarf qui a besoin d’un spectaculaire et urgent redressement. L’heure est grave. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email