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Les prix du pétrole s’envolent

Les prix du pétrole s’envolent

Les attaques de drones contre les infrastructures pétrolières de l’Arabie saoudite, revendiquées par les rebelles yéménites, ont fait grimper le prix du pétrole de 10%. La production du plus grand exportateur de l’or noir est réduite de moitié, ce qui a boosté les prix. Des analystes imaginent déjà un baril à 100 dollars dans les mois qui viennent.

Hier, vers 2h10 GMT, le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine, pour livraison en octobre, gagnait 5,83 dollars, soit 9,81% à 60,23 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, pour novembre prenait, lui, 6,65 dollars, soit 11,04% à 66,87 dollars. Revendiqués par les rebelles Houthis, ces attaques ont en effet conduit à la suspension provisoire de la production sur les deux sites touchés, ce qui représente environ 50% de la production totale d’Aramco. Ces installations temporairement mises à l’arrêt produisent en temps normal 5,7 millions de barils par jour, soit environ 5% de la consommation quotidienne mondiale. Suite à cette attaque de drones qui a, selon des spécialistes « engendré un décalage historique des prix de l’or noir », le prince héritier de d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a affirmé que son pays avait « la volonté et la capacité de faire face et répondre à cette agression terroriste ».

Cela au cours d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump qui a lui, aussi, réagi à ces attaques, autorisant le recours aux réserves stratégiques afin de compenser la baisse de la production saoudienne et assurer une relative stabilité sur le marché de l’or noir. « Y a plein de pétrole », a-t-il tweeté. En effet, le président américain a annoncé, dimanche, que les Etats Unis sont « prêts à riposter aux attaques conduites contre des infrastructures pétrolières saoudiennes », cela après qu’un haut responsable de son administration a imputé la responsabilité de l’attaque à l’Iran. Des accusations que Téhéran réfute à travers le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, jugeant ces accusations « insensées » et « incompréhensibles ». Le but est, selon lui, de justifier « des actions futures » contre l’Iran. Les Etats-Unis et l’Iran se livrent une bataille depuis ces attaques des deux installations stratégiques de la compagnie pétrolière Aramco. Le ministère iranien des Affaires étrangères a également dénoncé les propos « déplacés et absurdes » d’un sénateur américain. Dans un tweet, le sénateur républicain a appelé les autorités américaines à considérer la possibilité d’attaquer des sites pétroliers iraniens.

Avec cette attaque d’envergure, on s’interroge sur les capacités du premier exportateur de brut au monde à revenir à la normale. Des experts n’hésitent pas à dire que Riyad pourra rétablir rapidement un tiers de sa production. Mais avant, le royaume a promis de mobiliser ses vastes réserves pour amortir le choc. Il faut rappeler que cette attaque n’est pas la première, mais la troisième en cinq mois contre les infrastructures du géant pétrolier.

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