-- -- -- / -- -- --
Nationale

«Les prix avancés par Contel Funkwerk ne sont pas exagérés»

«Les prix avancés par Contel Funkwerk ne sont pas exagérés»

La défense de l’accusé
Al Ismaïl Mohamed Réda Djaafar (président du conseil d’administration du groupe algéro-allemand Contel Funkwerk) accusé dans le cadre de l’affaire Sonatrach1 a soutenu hier devant le tribunal criminel d’Alger que les prix avancés par le groupe algéro-allemand pour le marché de télésurveillance conclu avec Sonatrach sont « corrects et non exagérés » vu que les équipements utilisés par le groupe sont de « haute qualité ».

Les avocats Ouali Nacera, Fedhal Mohamed et Dehina Khaled ont plaidé l’acquittement pour leur client Al Smail Mohamed Réda Djaafar estimant que le prix avancé par le groupe Contel Funkwerk dans le cadre du marché du système de télésurveillance était « justifié et non exagéré ».

Contrairement aux autres groupes qui ont fait leurs offres en devises, celle de Contel Funkwerk était en dinar, s’est encore prévalue la défense du prévenu soulignant que les prix étaient « correctes et justifiés » notamment avec la dévaluation du dinar.

Le groupe, ont poursuivis les avocats, avait utilisé des « équipements développés de fabrication allemande contrairement aux autres groupes qui ont présenté un matériel de qualité inférieure ».

Contel Funkwerk dont le conseil d’administration était présidé par leur client Al Ismaïl avait remporté trois contrats sur 123 pour équiper 13 installations dans le sud algérien en système de télésurveillance. Pour Me Fedhal Mohamed, le groupe avait installé des caméras anti-explosion au niveau des 13 installations en utilisant des lumières infrarouges de « qualité supérieure ». Me Ouali Nacera a estimé, pour sa part, que l’affaire Sonatrach devait relever du droit commercial et non pénal.

S’agissant de l’instruction AR15 (A408 R15) qui qualifie les appels d’offres ouverts concernant les marchés publics de principe élémentaire et ne prévoit pas la passation de marchés à coûts élevés au simple gré à gré, Me Ouali a indiqué qu’elle figure dans le règlement intérieur de Sonatrach, précisant que le ministre chargé du secteur et le PDG de ce groupe avaient la latitude d’y apporter des changements si nécessaire ».

Pour l’accusation de dilapidation de deniers publics retenue contre son client, l’avocate a fait savoir que la loi stipule qu’ »il n’est pas possible de parler de dilapidation si la valeur des fonds dilapidés n’est pas fixée », ajoutant que cette valeur n’a pas encore été évaluée par Sonatrach.

De son coté, Me Dehina Khaled a souligné que les trois contrats signés entre Contel Funkwerk et Sonatrach ont été passés dans le cadre du consulting limité et non au gre à gré, affirmant détenir des copies dedits contrats qui ne font pas mention d’une passation de marché au gré à gré.

Il s’est interrogé sur les motifs des poursuites engagées contre Al Ismail en tant que personne physique, alors que Contel Funkwerk aurait être poursuivi en tant que personne morale, à l’instar des autres groupes accusés dans cette affaire.

Le procès de l’affaire Sonatrach1 dans laquelle sont impliquées 19 personnes dont de hauts responsables de Sonatrach, d’entreprises nationales et étrangères pour corruption se poursuit depuis 23 jours. Au terme des plaidoiries qui prendront fin mardi soir, le président du tribunal criminel, Mohamed Reggad mettra l’affaire en délibéré. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email