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Nationale

Les «prisonniers» de la drogue

Les «prisonniers» de la drogue

Actuellement, un million d’Algériens prennent de la drogue soit par éjection, par joint ou en papiers d’emballages et, parfois, par un simple geste « sniff ». 

Le passage de grosses quantités de drogue via les frontières du pays a engendré un nombre important de consommateurs.

La super étoile Whitney Houston, à l’âge de 42 ans, a chuté par addiction à la drogue, dans un monde de dégradation. Les photos publiées dans le journal The Sun montraient les différents objets utilisés par la chanteuse américaine pour se droguer (pipe, injection, papiers d’emballages, cuillères et sniff). Elle en est morte.

En Algérie, la barre d’un million d’Algériens qui s’adonnent, régulièrement, à la drogue, dont l’issue pourrait bien être comparé à celle de Whitney Houston, a été dépassée.

Si les chiffres avancés par le Forem (Fondation Nationale pour la Promotion de la Santé et le Développement de la Recherche) parlent de plus de 300 000 Algériens qui s’adonnent régulièrement à la drogue, du côté des services de sécurité, on indique plutôt, le chiffre d’un million de personnes qui fument souvent le joint.

Le nombre indiqué par les services de sécurité est appuyé par des sources judiciaires qui, non seulement le confirme mais, aussi, parlent d’un nombre plus croissant dans les années à venir. Selon une source judiciaire, chaque jour, une moyenne de 20 affaires liées au trafic et à la consommation de la drogue passent dans un seul tribunal parmi les centaines plantées au pays.

Dans chaque affaire, trois à six personnes sont impliquées pour vente de cannabis ou consommation de joints. Des trafiquants et des consommateurs dont leurs âges ne dépassent guère les 45 ans. En 2014, plus de 50 240 personnes ont été traduites devant la justice pour des affaires de drogue.

Alors que des peines ont été prononcées à leur encontre, allant de 3 mois à 6 ans de prison ferme, ajoute la même source.

La drogue, ce poison mortel qui débarque en Algérie via les frontières Ouest et Sud-ouest est de plus en plus consommé par les jeunes Algériens. Nous y sommes déjà à prés d’un demi-million de personnes qui ont déjà consommé le cannabis et la liste est ouverte pour les potentiels fumeurs de kif.

Autrefois, seuls les garçons fumaient des joints bourrés de kif, mais aujourd’hui on assiste à un nouveau phénomène plus inquiétant, celui des filles qui consomment le cannabis.

Elles sont des centaines en Algérie : fournisseuses, consommatrices, vendeuses et convoyeuses. Beaucoup de jeunes filles âgées entre 18 et 42, ont été appréhendées par les gendarmes et policiers dans divers coins du pays en possession de grosses quantités de drogue.

D’ailleurs, l’affaire à Sidi Bel Abbés des trois jeunes filles arrêtées l’été passé, dans un taxi, en possession de trois ceintures contenant, chacune, 20 kg de drogue, est un signal fort de cette nouvelle vague féminine.

En décembre 2012, une jeune fille âgée de 26 ans, en compagnie de son ami, ont été arrêtés par les éléments de la Police Judiciaire de Bouzeréha, pour consommation d’héroïne, dont deux injections ont été découvertes par les policiers lors d’une course-poursuite.

Pas loin de Bouzeréha, cette fois à Bordj El Bahri, ici, une jeune Algérienne qui accompagnait un ressortissant malien, dans un luxueux véhicule, a été à son tour interpellée par les policiers de la Sûreté de Bordj El Bahri en possession de 400 grammes d’héroïne.

Il convient de rappeler, ces filles convoyeuses de drogue sont aussi des consommatrices de stupéfiants, expliquent les enquêtes diligentées par les services de sécurité.

Les drogues ont détruit leur avenir

Combien sont-ils ces Algériens ? Comment vivent-ils aujourd’hui ? Pour avoir trop consommé la drogue, beaucoup de jeunes Algériens sont devenus des paranoïaques au cannabis.

Ils ont détruit leur avenir. Ils sont amaigris, avec les yeux cernés. Les effets de la drogue sur la santé de celui qui l’a consomme sont néfastes et vulnérables.

Aujourd’hui, des milliers de jeunes consommateurs et consommatrices sont dans un état lamentable. Certes, l’Etat algérien avait mené, jusqu’ici, une politique spécifique envers les toxicomanes.

Des Centres de traitements psychiques ont été crées à leurs profits et des prises en charge ont été exécutées sur le plan national. Toutefois, cette politique anti-drogue n’a pas donné des résultats positifs. La drogue dégrade, détruise et tue tous ceux qui la consomme.

Nos enfants, nos collègues, nos amis et même nos voisins peuvent aussi devenir des esclaves de chose mauvaise à boire. Les planteurs, fabricants, transporteurs, grossistes, distributeurs, indicateurs, ceux qui veulent les légaliser pour en tirer des ficelles, ce sont là les gens à qui, les services de sécurité, mènent la lutte depuis des années.

Des parasites de la société qui jouent avec la santé des autres au détriment de l’argent. Non aux voyages sans retour, à la recherche de faux bonheur.

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