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Op-Ed

Les printemps et l’automne

Les différentes rencontres internationales portant sur la lutte contre le terrorisme international confirment l’intérêt constant qu’accorde la communauté internationale à l’expérience algérienne.

Cette fois, c’est à Bruxelles qu’un séminaire devrait réunir les spécialistes de nombreux pays pour faire le point sur la question. Il serait même prévu que des officiers algériens de l’armée et de la police participent à cet échange d’idées et, incidemment, d’informations.

Dans une démarche bienséante de conjugaison des efforts de différents Etats contre l’un des maux de ce siècle. Sur un premier plan, la sollicitation de nos experts, à un tel niveau de concertation, vient flatter l’orgueil national. Les Algériens, souvent sujets de leur propres doutes quant à leur compétence, doivent apprécier que, dans des domaines stratégiques ayant trait à la sécurité nationale et à la stabilité régionale, leur élite ne soit pas à la traîne !

Cependant, si nous nous sommes désormais habitués à nous estimer en fonction de l’image qu’ont les autres de nous, il n’empêche que chacun de ceux qui sont en âge de se souvenir des douloureuses années de la décennie noire peut se souvenir de l’isolement dans lequel s’est trouvée l’Algérie quand il a fallu qu’elle affronte, seule et sous embargo, la pègre terroriste déjà transnationale à lépoque.

C’est pourquoi les appels du pied des spectateurs d’hier pour nous arracher de la science à propos du « jihad international » imposent une réponse politique aussi talentueuse que ne manqueront pas de l’être les communications de nos experts à Bruxelles ou ailleurs. Une réponse qui réclamerait un peu plus de considération pour les mises en garde de notre diplomatie, s’élevant à chaque fois contre les solutions fallacieuses du tout-militaire pour justifier des interventions étrangères contre la souveraineté des peuples.

Parce qu’il semble qu’un paradoxe pollue l’acception de la lutte antiterroriste dans quelques capitales occidentales qui nourrissent la subversion au printemps pour feindre de la combattre à l’automne. L’Algérie n’a pas qu’une expertise technique de l’antiterrorisme à partager  ; son approche globale mérite qu’on s’en inspire aussi.

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