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Nationale

Les prérogatives de l’APC, thème majeur des candidats

Les prérogatives de l’APC, thème majeur des candidats

La majorité des partis ont concentré leurs interventions lors de cette cinquième journée de campagne sur le rôle et les prérogatives des Assemblées communales et leur futur dans le développement national. Il faut dire qu’en ces temps de vaches maigres, l’Etat ne peut compter que sur les collectivités pour impulser une nouvelle dynamique de développement. 

Ainsi, le FFS a publié sur son site officiel son programme, que ses candidats sont censés répercuter pendant leurs meetings. Le FFS promet de faire de la démocratie locale son credo, s’engageant notamment à exiger l’élargissement des prérogatives des élus à travers un nouveau code de la commune et de la wilaya. Dans son programme électoral, le plus vieux parti de l’opposition entend veiller à un fonctionnement « démocratique » des assemblées à travers « une organisation solidaire de la vie de la commune grâce au dialogue et à la multiplication des interactions positives entre les élus locaux, les conseils communaux, la société civile, les entrepreneurs, les pouvoirs publics et l’administration », à respecter l’opposition et à œuvrer à trouver des solutions « consensuelles » dans l’intérêt des citoyens Le parti promet aussi de tenir un discours de « vérité » à la population concernant les prérogatives des élus et éviter de faire de fausses promesses. Sous le slogan « Complémentarité locale pour un consensus national », le programme électoral du Mouvement El-Islah plaide pour une formation continue des fonctionnaires de l’administration locale, notamment les jeunes, afin de relever le niveau des performances. Le Mouvement El-Islah prône, à ce propos, l’organisation de sessions de formation continue au profit des fonctionnaires des Assemblées communales et de wilaya dans différents domaines pour s’adapter aux développements en cours, notamment en matière de gestion administrative, mettant l’accent sur la nécessité de moderniser les structures administratives et de les doter des moyens de technologie moderne. Le RND se présentera aux élections locales avec des « solutions concrètes » visant à améliorer le fonctionnement des instances élues au niveau des wilayas et des communes, a avancé le porte-parole du parti, Seddik Chihab, appelant les formations politiques à « présenter des alternatives au lieu de se contenter de discours critiquant les actions du gouvernement ». Le parti s’appuie sur un programme national articulé sur trois axes principaux que sont « le renforcement du développement local », « la contribution dans la promotion de la décentralisation » ainsi que « la participation dans une gouvernance locale démocrate et la concrétisation d’un consensus au niveau des Assemblées locales ». 

Décentralisation de la décision

Le président du MPA, Amara Benyounès, a appelé à l’activation du rôle des assemblées locales élues et à la décentralisation de la décision pour réaliser le développement.
M. Benyounès a souligné que la meilleure gestion des programmes de développement « nécessite la révision des prérogatives des présidents d’APC ». « Il est nécessaire aujourd’hui de restituer les prérogatives à l’élu local et de mettre fin à l’intervention de l’administration pour lui permettre d’assumer, comme il faut, ses missions et selon les aspirations des citoyens », a-t-il insisté. La SG du PT, Louisa Hanoune, a exprimé la disponibilité de son parti « à conclure des alliances avec les partis politiques pour les prochaines assemblées locales communales et de wilaya ». Elle a également assuré sa disponibilité à conclure des alliances, à condition que « les programmes des partis politiques soient en convergence » avec ceux du parti du PT. Il s’agit, en l’occurrence, d’une couverture globale de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), la gestion transparente des affaires des collectivités locales, la restitution de la gestion des biens communaux au profit des communes, le respect rigoureux de la loi sur les marchés publics et d’autres objectifs issus du parti visant à bâtir un Etat social. Le président du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaid, a souligné que son parti œuvre, à travers les prochaines élections locales, « à mettre en place les bases d’un exercice politique propre ». Le même intervenant a appelé le peuple à assumer ses responsabilités en exerçant son devoir électoral en toute objectivité, soulignant que les élections intéressent tout le monde. Le président du Front El-Moustakbel a également indiqué que sa formation politique « milite pour le changement des mentalités, des pratiques et des moyens de gestion avec la volonté de tous, ainsi que pour le renforcement des liens de fraternité entre tous les Algériens et la lutte contre toute forme de violence ». Le programme électoral du MSP « vise à consacrer l’équilibre entre l’élu et l’administrateur en matière de prérogatives, et ce pour garantir un service public qui soit à la hauteur des aspirations du citoyen ». A ce titre, le mouvement appelle, à travers son programme électoral, à œuvrer pour « déterminer et élargir les prérogatives de l’élu » afin de lui « permettre de concrétiser son programme électoral » d’une part, et de « définir les prérogatives de l’administrateur » d’autre part, et ce dans le but de créer un équilibre entre les deux. Pour cela, le MSP plaide pour le développement des outils de l’administration des assemblées afin qu’elles soient « à l’abri du chantage et des pressions », pour protéger l’administration des « fluctuations politiques » et « prémunir les agents administratifs », et ce à travers des textes et des règlements transparents.

Engager des investissements

Au volet économique, le MSP considère que les assemblées élues sont, en cette conjoncture, « appelées à trouver des sources de financement propres », et ce à travers la régulation de l’activité économique, l’encouragement des foires commerciales locales, notamment celles liées à l’artisanat, le soutien au mode de recouvrement fiscal, la mise en place de programmes visant à améliorer la performance fiscale et enfin l’encouragement de l’investissement local. Dans le même contexte, le MSP estime nécessaire que les assemblées élues « explorent des domaines de coopération et de complémentarité entre les communes limitrophes », tirent profit des expériences mondiales à travers les programmes de jumelage entre les communes, notamment dans les domaines d’entretien des routes, d’hygiène et d’assainissement, outre la relance du plan directeur d’urbanisme, le suivi de réalisation des études et des plans d’occupation des sols (POS), la relance du recensement des biens de la commune et la mise à jour du programme communal d’hygiène. Le RCD, pour sa part, ambitionne d’asseoir la « démocratie de proximité » qui doit s’accomplir par une « gestion transparente », associant le citoyen « aux affaires de la cité ». Le RCD s’engage, à travers son programme, à faire participer les populations à la gestion des affaires locales, à travers des réunions de concertation avec la société civile et la présentation, « régulière et publique », des évaluations et des bilans. Le RCD s’assigne pour tâche de moderniser les services des collectivités et renforcer l’efficacité et la motivation du personnel. Cette formation politique se lance le défi de « rationnaliser » la gestion financière par une plus « grande maîtrise » des dépenses et des ressources ainsi que « l’augmentation des capacités financières » des structures qui interviennent dans l’amélioration des services pour la population, notant qu’il entend « solliciter des emprunts bancaires pour la réalisation de projets d’investissement aux fins d’augmenter, à terme, les capacités financières des collectivités locales ». 

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