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Nationale

Les pompiers algériens, un sacrifice au-delà des frontières

Les pompiers algériens, un sacrifice au-delà des frontières

On les appelle pompiers, agents de la Protection civile, défense civile, sapeurs-pompiers, c’est selon les pays, mais tous ont le même but, celui de sauver des vies humaines.

Ils interviennent souvent dans des circonstances très difficiles : catastrophes naturelles, industrielles et même lors d’attentats terroristes, ce qui explique le nombre très important des pompiers tués dans le monde et dans des conflits armés. En Algérie, les sapeurs-pompiers ont payé un lourd tribut au terrorisme dans les années 1990.

Ils étaient les premiers, aux côtés des militaires et des forces de sécurité, à intervenir lors d’attentats terroristes. Les pompiers algériens ont également fait leurs preuves pendant les inondations de Bab El Oued.

Le monde célèbre la Journée mondiale des pompiers, ces femmes et ces hommes chargés d’une mission humanitaire consistant à tenter de sauver des vies, parfois au péril de leur vie. C’est en 1931 que le médecin général français Saint-Paul fondait à Paris l’Association des Lieux de Genève d’où est issue l’actuelle Organisation internationale de la Protection civile.

Sous le nom des Lieux de Genève, ville natale d’Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, le médecin général Saint Paul entendait créer des zones neutralisées ou des villes ouvertes dans lesquelles certaines catégories de la population civile pourraient trouver refuge pendant la guerre.

En 1935, sous l’impulsion de l’Association des lieux de Genève, la Chambre française des députés adopta à l’unanimité une résolution invitant la Société des nations à « étudier les moyens de constituer dans chaque nation des endroits, lieux ou zones devant être soustraits, en cas de conflits armés, à toutes actions comme à toutes fins militaires ».

Une conférence internationale sur le problème de la protection des populations civiles fut organisée en 1954 à Berlin.
Cette réunion devait prendre plus tard, dans la chronologie de l’OIPC, le nom de Première mondiale de la Protection civile. La deuxième conférence de la Protection civile à caractère international eut lieu en 1957 à Florence.

Au cours de cette réunion, l’Association internationale des lieux de Genève se vit conférer par les congressistes le mandat d’étendre ses activités à l’ensemble des problèmes touchant à la protection de l’homme et de son environnement, en devenant une organisation internationale spécialisée dans les problèmes de Protection civile.

En 1958, l’Association des lieux de Genève fut transformée en Organisation internationale de Protection civile (OIPC) et dotée de nouveaux statuts.

Lors d’une réunion à Monaco en 1966, les Etats membres de l’OIPC ont adopté le texte de la constitution actuelle qui lui confère le statut intergouvernemental, dont l’objectif est de lui faire assumer, sur le plan international, la responsabilité de promouvoir la protection et la sécurité des personnes et des biens face aux catastrophes de tous genres et de regrouper en son sein les autorités nationales des pays membres, chargés de mettre en œuvre les dites mesures.

Le thème dédié cette année est « Ensemble avec la Protection civile face aux catastrophes », tel qu’arrêté par le Conseil exécutif de l’OIPC. A cet effet, à l’instar des autres pays membres, l’Algérie célèbre chaque 1er mars la Journée mondiale de la Protection civile en organisant diverses manifestations en vue d’informer et de sensibiliser les populations à travers la projection de films, de documentaires l’animation d’expositions, de conférences, de portes ouvertes et des simulations de manœuvres pratiques ainsi que des activités culturelles et sportives sur les risques courants et les risques majeurs, explique la Direction générale de la Protection civile.

En résumant l’évolution accomplie au cours des 50 années qui séparent les lieux de Genève du général Saint Paul de l’Organisation internationale de Protection civile d’aujourd’hui, on constate que la notion de protection des civils en temps de guerre s’est étendue à celle de protection et de sécurité des populations en général grâce à l’intensification, la coordination et la planification, au niveau international, des méthodes, des moyens et des technologies de nature à prévenir, combattre et atténuer les conséquences des accidents, les catastrophes et les calamités de tous genres.

Depuis son adhésion à l’OIPC le 20 février 1976, l’Algérie est considérée comme l’un des pays les plus actifs au sein de l’organisation et en assure actuellement la vice-présidence du Conseil exécutif.

L’intervention pendant les catastrophes naturelles reste l’une des priorités des pompiers. « Ces dernières années plus de 200 millions de personnes dans le monde ont souffert des catastrophes, tant naturelles que dues à l’homme », est-il mentionné dans un message adressé par le secrétaire général de l’OIPC, le Dr Vladimir Kuvshinov, à l’occasion de la Journée mondiale de la Protection civile. Les pompiers algériens fêtent cette journée avec la détermination de tout mettre en œuvre pour sauver des vies humaines.

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